Forum RPG basé sur le manga Blue Exorcist/ Ao No Exorcist de Kazue Kato
 
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Un portail vers l'Assiah [Amaimon] [Terminé]

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Möebius
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MessageSujet: Un portail vers l'Assiah [Amaimon] [Terminé] Mer 15 Fév - 16:18

Alors qu'il venait de passer au travers un portail depuis la Géhène, Möebius fut étonner de voir que le passage se fit plus rapidement qu'il ne l'aurait pensé. L'air et la terre étaient tellement différents de l'endroit d'où il était originaire que le démon n'en croyait pas ses yeux. Bien qu'il soit le nouveau roi démoniaque, peu de choses auraient plus le laisser deviner. Ses vêtements étant le long manteau bleu foncé rehausser d'une longue écharpe bleue enroulé autour de son cou sans pour autant en faire le tour. Les manches de sa chemise dépassant sur ses mains en cachant le commencement. De plus son émerveillement n'avait rien de sérieux. Lui-même n'avait d'ailleurs pas vraiment conscience du rôle qu'il avait maintenant qu'il avait cette position. A la base, il n'aspirait à ce poste que pour pouvoir venir dans l'Assiah. Tout ce qu'il désirait depuis sa naissance était de changer de monde, de voir autre chose qu'un ciel rougit du sang et d'une terre sombre. Aucun rayon de soleil n'irradiait la Géhène, aucune brise et point d'herbe au sol pour se prélasser. C'est là tout ce que lui offrait le monde des humains, le monde dans lequel il se sentait chez lui, avec une certaine sécurité qui était inexistante de l'autre côté.

L'apparition du démon eut lieux au milieu d'une campagne, pourtant en contrebas de son point de vue, une ville avec des voitures et des milliers d'humains. Il pouvait les sentir, mais ne leur accordaient pas plus d'attention que ça. Néanmoins, il lui fallait voir ce que ce monde pouvait lui offrir, quels en étaient les ressources, en gros tout. Il voulait tout savoir, si ce monde était bien celui de ses rêves, celui qu'il désirait tant atteindre depuis tout ce temps. En revanche, dans ce monde, ses pouvoirs lui semblaient plus floue, plus difficile à utiliser. Sans doute trop habitué à l'atmosphère de la Géhène, du moins c'est ce qu'il pensait. Mais quelques remises en forme devraient y remédier. Pendant qu'il s'avançait parmi les herbes hautes agitées par la brise légère, Möebius aperçu un habitant de l'Assiah appelé humain. Ce qu'il en vit était très semblable à certain démon de son monde. Tout comme lui en réalité. Mais de lui ne se dégageait presque aucune aura. C'est surement pourquoi la plupart des démons disait que les humains sont faibles. Quoi qu'il en soit vraiment, le maître de la glace s'approchait de l'individu et lui adressa la parole. Ce dernier avait le même langage, c'était un plus pour communiquer. Il finit par lui demander où se trouve les endroits intéressants de cet endroit. Évitant ainsi de parler de monde, pour ne pas lui mettre trop facilement la puce à l'oreille.

Ainsi Möebius, marchant sur les routes en terre qui menaient vers la ville en fond, il croisait bien quelques personnes en chemin, mais aucune ne fit plus attention à lui que ce dernier pour eux. Mais tandis qu'il traversait le pont qui marquait le passage entre la campagne et la ville en quelque sorte. Le démon perçut un infime changement dans l'air ambiant. Quelque chose ici était différent de l'endroit d'où il venait. Peut être la manière dont les gens l'ignoraient cette fois, où peut être l'aura plus maléfique qui régnait. Encore une logique que les démons peuplent plus souvent les villes que les campagnes. Un certain malaise pris sa place habituel en lui, comme lorsqu'il se trouvait dans son monde d'origine. Pourtant, quelque chose l'incita à continuer sa progression vers le centre-ville. Les rues commençait à se remplir de personnes au fur et à mesure qu'il s'avançait. Le bruit devenait plus présent, plus oppressant. Un froncement de sourcil pris place sur son visage. Mais sa démarche restait la même, une forme de détermination à connaître ce monde, ou plus précisément cette ville, était maintenant devenue son objectif.

Il croisa bien quelques démons mineurs ici et là, mais comme dans la Géhène, ceux-ci ne lui accordaient pas plus d'attention que ça. Même lorsqu'il vit certain démon supérieur, son comportement ne changea pas. L'un d'entre eux lui avait demandé ce qu'un démon inférieur comme lui pouvait bien faire dans l'Assiah des humains. Mais il ne tarda pas à lui faire comprendre en lui gelant le bras avait lequel il tentait de le menacer en lui tirant le col contre un mur. Ce dernier ne tarda pas à comprendre que ce démon n'était peut-être pas aussi inférieur qu'il le pensait. Mais Möebius n'en avait que faire, sa soif de savoir ne saurait s'étancher aussi facilement et repris sa découverte, tandis que les autres démons qui accompagnaient le chef au bras gelé prenaient la fuite.


Dernière édition par Möebius le Ven 2 Nov - 16:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un portail vers l'Assiah [Amaimon] [Terminé] Dim 18 Mar - 12:17


La salle était bondée. Et encore, c’est peu dire. Des humains, partout, auxquels quelques démons s’étaient mêlés, se frôlaient et se bousculaient constamment. Il y avait peu de lumière, un défaut de circuit peut-être ? des lampes grillées ou de mauvaise qualité ? un léger soucis financier des patrons ? Les quelques sources de lumière se trouvaient être, principalement, l’ensemble des nombreux écrans et des néons disséminés de-ci de-là dans la salle, sur ou autour des tables « de jeu ». Ou quelque chose du genre. Les humains semblaient amorphes, les yeux fixés sur leurs écrans. Quelques-uns, par soubresauts, s’agitaient un peu. Puis soudain, il y eut comme un déclic. Et une vague humaine d’agitation fébrile se propagea dans toute sa puissance. Cris de victoire ou de déception, insultes, jubilation extatique, grognements sourds, machine qui s’emballe, bruitage cybernétique omniprésent, et j’en passe. Le départ d’une journée spéciale « gamers », journée récurrente à ce que j’avais compris. C’était… Répugnant. Pas autant qu’en Géhenne, certes. Mais il est clair que les humains, quoiqu’en disent leurs croyances, ne valaient parfois pas mieux que nous, les démons. Leur comportement d’une part était étrange : un coup ils ne bougeaient que quelques petites parties de leur corps – les mains, tout au plus – et la seconde suivante, c’était comme s’ils se battaient contre un ennemi invisible, tentant – vainement ? – de l’intimider par des cris et des grognements. Un peu comme des chiens galeux se battant pour un os décharné et fictif. Mais le pire, si je peux me permettre de dire ça, était l’odeur qui régnait de consort avec le bruit assourdissant. Cette odeur d’humain répugnante. Déjà que leur odeur personnelle n’était pas vraiment des plus ragoutantes, quoique toujours moins dérangeante que celle des goules, le fait de les savoir à proximité les uns des autres, en pleine effervescence n’aidait en rien ces misérables créatures. Relent d’alcool, dire que ce n’était pas tout à fait midi ; haleine chargée d’un mélange de nourriture – voir un type manger un sandwich américain dégoulinant de sauce, à la couleur étrange, et dont le contenue s’éparpillait à la fois sur ses vêtements et sur le sol, alors que l’homme jouait, c’est pas ce qu’il y a de mieux… Pauvre sandwich -, d’alcool ou de soda, et parfois de drogue pour les extrêmes ; les parfums, les eaux-de-Cologne, les déodorants s’entremêlaient et étouffaient en partit les « gamers » sans qu’ils ne s’en rendent compte ; de la sueur suintait de tous les côtés, embaumant la salle de son odeur grasse, et légèrement salée; de la chaleur, provenant de ces corps énervés, se dégageait en masse et alourdissait l’ambiance, et par procuration les odeurs déjà lourdes. Enfin, entendez-moi bien, tous n’étaient pas dans cet état. Quelques humains s’amusaient juste, plus ou moins calmement. Mais, dans l’ensemble, ce n’était qu’un désordre, un bordel même, sans nom. Énervant.

Et moi, jeune souverain démoniaque, j’étais là. Au milieu de ce beau monde, jouant tranquillement – ou presque – à Street Fighter, avec quelques petits coaltars curieux flottant autour de moi, une sucette à la bouche. J’avais eu la chance d’arriver juste à l’ouverture, et surtout d’avoir l’une des machines encore en bon état – si vous aviez vu l’état de certaines après utilisation… - et un peu à l’écart. Enfin, il n’empêche que j’étais tout de même bousculé ou collé de temps à autre. Les humains ne faisaient pas attention à moi, et vaquaient à leurs occupations, tandis que les démons m’évitaient du mieux qu’ils le pouvaient. Le jeu en lui-même n’était pas des plus amusants. M’enfin, j’avais dit à Grand Frère que je voulais savoir un maximum de chose sur ce monde qu’il « aimait » tant, surtout sur le Japon, donc bon… Revenons-en au jeu. Avec un simple panneau orné de boutons divers et d’un joystick, il fallait guider un bonhomme pixelisé et foutre une raclée à son adversaire. En soi, rien de bien dur. Sauf que, , il faut connaitre les coups spéciaux. Ce qui n’était pas mon cas. Premier match, je me pris une raclée. Soit. Je pouvais le comprendre, même si mon humeur fit une chute libre en moins de trois secondes. Deuxième match, je commençais enfin à avoir le contrôle de « Ken », et mon adversaire eut plus de mal à me battre. Je perdis encore. Bon, c’est rien, juste le type qui a eu de la chance, me dis-je avec toute la mauvaise volonté dont j’étais capable. Troisième match, ma machine finit par griller. Entre autre, j’avais comme qui dirait un peu trop appuyé sur les boutons. Et un peu trop vite. Quelques secondes plus tard, coupure d’électricité. Oups ? Enfin, mettez ça sur le compte de la chance, mais il semblait que ma machine n’était presque pas la seule en cause pour cette coupure, mis à part le fait que de la fumée s’en échappait par gros nuages. Trop de monde, trop de machines branchées sur un même secteur, secteur lui-même parfois instable. Sans oublier la présence des autres démons.

Ces petits crétins de démons, mineurs ou non. Ces idiots dont l’une des principales occupations est de faire enrager les humains, les blesser, les faire souffrir atrocement physiquement ou psychologiquement. Des débiles qui, dans leur imbécilité naturelle, avaient oublié ma présence. Des vermines qui étaient assurément les principaux fautifs, les causes même de la coupure. Et bien sûr, c’est à moi, Amaimon, que les humains ont demandé des comptes. Juste parce que ma machine fumait, à l’inverse des autres. Tout prêtait à croire que c’était ma faute. Uniquement ma faute. La chose fût vite réglée. Les humains étaient tellement énervés que les mauvaises ondes qu’ils provoquaient attiraient un grand nombre de coaltars, qui se sont amassés au point de former un Grand Coaltar vaguement farceur. Sans oublier que la mauvaise humeur est communicative, et que je n’ai pas un bon fond. Pour faire simple, et surtout parce que je n’ai aucune envie de m’attarder davantage sur ce sujet, disons que depuis, il y a une salle de jeux en moins en ville. Discrétion oblige, je n’ai pas fait « énormément » de dégâts. Enfin… De dégâts visibles. Vu que ladite salle était un vaste sous-sol, et rassemblait les fondations de tout un bâtiment d’une dizaine d’étages… Dites-vous simplement qu’au prochain séisme, ce ne sera plus une simple salle, mais tout un immeuble qui manquera à l’appel. Avec son lot de cadavres en décomposition plus ou moins avancée selon le cas.

Ce qui arriva aux démons ? Qu’est-ce que ça peut vous faire, franchement ? Après tout, je n’en sais rien moi-même. J’étais tellement occupé à faire le « ménage » que j’en ai oublié leur existence. Ils avaient dû en profiter pour filer à l’anglaise. Je sortis du bâtiment sans plus me poser de question. Ma démarche était la même que d’habitude, plutôt lente, et je n’attirais plus l’attention comme lors de mes premières petites sorties. J’avais beau posséder un corps humain totalement différent, physiquement, du mien, lors de la possession il avait pris mon apparence. Autant aux yeux des mortels normaux qu’à ceux des exorcistes et des démons. Je n’avais l’air que d’un simple garçon au look peu banal, et, pour ceux qui avaient une prédisposition au « surnaturel », une aura sombre. Et puis, avec les nombreuses modes nippones ou occidentales, mon style n’était plus choquant. C’est vrai quoi. Bref, je pouvais déambuler sans trop de soucis en ville.

Avec tout ça, j’en avais presque oublié qu’on n’était qu’à la mi-journée. Le soleil était assez haut, « resplendissant » et « chaleureux » comme à son habitude. Une boule de feu à la fois meurtrière et bienfaitrice, à mes yeux. Un paradoxe. Mais bon, les humains et les autres créatures n’ont que peu goûté à l’aspect meurtrier. Canicule, photosensibilité, et j’en passe. Assiah, un monde plein de couleur, étrange, dangereux aussi. Pas autant que Géhenne – oui, je sais que vous en avez marre que je compare nos deux mondes, mais c’est le but. – évidement. Mais dangereux tout de même. Ciel dégagé, quelques petits nuages par-ci par-là, un avion qui passe – ça aurait été amusant qu’il s’écrase sur la ville. Bref. Une journée ensoleillée comme les humains les aiment, en général. Une journée qui ne changeait pas de l’habitude, selon moi. Qu’il fasse beau ou non, les seules contraintes étaient physiques – trop chaud, trop froid, trop venteux, trop tout. Le reste n’importait pas. Ça n’avait qu’une influence sur l’humeur des humains, et ça se limitait à ça. La mienne, par contre, d’humeur, n’avait pas changé d’un poil. Si je n’avais pas « peur » - et encore, c’est un bien grand mot – des conséquences, j’aurais déjà réduit la ville à l’état d’un cratère. Mais Grand Frère n’aurait vraiment pas apprécié le geste. Alors, pour éviter la catastrophe, je fis un « repli stratégique » vers une rue moins peuplée. Je marchais quelques minutes, ruminant de sombres pensées, quand je sentis un changement dans l’air. Un petit troupeau de démons était non-loin. Je les sentais sans les voir, après tout ils ne se cachaient pas. Non, ce n’était pas les même qu’à la défunte salle de jeux. Bref. Ils étaient une petite dizaine, vingtaine tout au plus. Quelques démons mineurs et normaux, un supérieur – leur chef ? Possible. Et un autre, pas vraiment qualifiable. L’air, comme je l’ai dit, avait changé. Il n’était pas spécialement plus lourd. Je dirais qu’il était tendu. Le « chef » devait vouloir assurer son territoire. Je m’approchais du groupe, et, alors que je débouchais sur un croisement, je les vis. Tous. A une vingtaine de mètres de moi.

La confrontation fut rapide. L’Inqualifiable, tout de bleu vêtu, glaça le bras du Chef contre un mur. Les autres démons prirent la fuite illico presto. Et le Bleu laissa là son adversaire, continuant son chemin comme si de rien n’était. Comme si l’autre démon n’avait pas d’importance. Et c’était le cas, dans un sens. Enfin, ne nous attardons pas plus sur ce détail. Le démon bleu arriva à ma hauteur, je n’avais pas bougé après tout. Je m’étais contenté de les regarder, de les observer quelques instants, sans bouger, dans ma célèbre position « mes doigts sont des jumelles ». Position que j’ai évidemment quitté au moment où le Bleu avait fait les trois quarts du chemin. Plus besoin de jumelles à cette distance. Bref, écourtons cette ellipse. Le démon était donc à ma hauteur. Mouais. Je n’avais pas plus de respect pour lui que pour l’idiot qu’il avait gelé. Après tout, se débarrasser d’un démon supérieur n’est pas bien dur. Je n’avais même pas envie de me battre contre lui. Je le sous-estimais ? Possible. Je n’avais juste aucun intérêt pour lui. Il n’eut droit qu’à mon habituel air las, et mon regard presque blasé, légèrement déçu. Pas un mot, pas un geste – si ce n’est que je croquais ma sucette. Juste un regard.

Il aurait pu m’offrir un meilleur spectacle, tout de même. Enfin, passons.



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MessageSujet: Re: Un portail vers l'Assiah [Amaimon] [Terminé] Mer 21 Mar - 18:20

Voilà que le démon supérieur et ses sbires avaient été mis en déroute, mais alors qu'il se détourna d'eux, il croisa le regard d'un témoin de la scène. De loin cela n'avait rien de véritablement étonnant, en dehors peut être du fait qu'il venait de lui geler le bras. Mais Möebius n'avait vraiment conscience des choses qui étaient étrange aux yeux des humains. Ses pas le rapprochait de l'homme qui le toisait de loin, au fur et à mesure qu'il avait, l'impression qu'il avait de lui changeait. Lui non plus n'était pas vraiment ce qu'il semblait être. Son maître dans la Géhène lui avait expliqué que bien souvent les gens s'arrêtent aux apparences. Qu'il est bien plus important de voir au-delà, mais que cela requiert beaucoup plus d'effort. Puis quand il fut enfin à son niveau, il saisit une certaine ressemblance avec le roi démoniaque qu'il avait affronté. Non, pas une ressemblance physique, mais plutôt au niveau de l'aura. La manière d'agir en présence d'autre démon. Mais hélas ce n'était qu'une impression, une sensation floue. Il n'était sur de rien et ne pouvait s'empêcher de douter. En le détaillant comme ce n'était pas permis à cette distance, il s'interrogea. Pourquoi cet accoutrement et cette chose qu'il avait en bouche, qu'est-ce que c'était ? Il devait forcément savoir plusieurs choses sur ce monde puisqu'il y était depuis plus longtemps que lui. Beaucoup de questions s'accumulait. Mais il était malgré tout étonné de voir un autre roi démoniaque, du moins le pensait-il, dans l'Assiah. Il n'était visiblement pas le seul à fuir l'ambiance oppressante de la Géhène.

« Qu'est-ce que c'est ? »

Finit-il par demander en observant la sucette d'un ton curieux. C'était là une de ses mauvaises habitudes. Ne parler qu'à demi-mot, supposant que l'autre comprendrais de quoi il parle. Vis-à-vis de son ancien maître ce n'était pas véritablement un problème, puisqu'ils avaient appris à se connaître mutuellement. Du coup il n'avait pas pris les bonnes habitudes. Et puis le cadre n'était peut-être pas non plus des plus agréables pour entamer une conversation. Même si un démon s'accommode souvent de ce genre de choses, n'y accordant tellement peu d'importance que cela l'indiffère totalement. Puis soudain le doute l'envahi. Si finalement ce « roi démon » supposé ne désirait que récupérer son territoire. Bien qu'il n'en avait pas vraiment besoin, ni l'envie de le garder, il refusait d'être obligé de rentrer. C'est pourquoi il commença doucement à refroidir l'atmosphère et d'y augmenter progressivement l'humidité. Ainsi il pourrait produire suffisamment vite ses créations de glaces. Même si à cette distance il pourrait aisément le congeler avec ses pouvoirs, il doutait que quelqu'un de son niveau se laisse faire ainsi. Lors de son premier combat, il avait tout de même épuisé les réserves de son adversaire avant d'en finir avec cette technique.

Pourtant, en songeant à cela, sur son visage, la seule expression qui paraissait était celle de la neutralité, marquée par un masque d'impassibilité. Il refusait d'exprimer ses émotions publiquement, encore moins devant des inconnus. Mais en dehors de son visage, le reste de son corps lui était tendu au possible. Il était prêt à se défendre au moindre mouvement suspect de sa part. Son inconscience l'avait fait approcher trop près de lui. Et il ne pouvait se permettre de reculer maintenant qu'il était arrivé ici. S'étant lui-même mit dans une position délicate, il avait des scrupules à s'en retirer comme un lâche, ce n'était pas son genre. Il se battrait pour sa liberté, mais il n'était pas encore prêt à mourir pour elle non plus. De plus il n'était pas certain que ses pouvoirs étaient complètement effectifs en Assiah, car peut-être la différence entre les mondes entravait en partie ce processus. Il n'avait essayé qu'un pouvoir assez simple et qui ne demandait presque rien, mais s'il devait vraiment se battre contre lui, il n'était pas certain de pouvoir le repousser ici. L'expérience et la connaissance du terrain jouait en sa défaveur. Ce n'était donc vraiment pas le moment pour lui de se battre. Ses sentiments et ses pensées étaient trop contradictoires pour qu'il prenne une décision sensé. Pourtant, c'est bien maintenant qu'il lui fallait en prendre une.
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MessageSujet: Re: Un portail vers l'Assiah [Amaimon] [Terminé] Mar 10 Avr - 18:09

Son regard était étrange. Un air un peu innocent, comme celui d’un nouveau-né découvrant le monde. Comparaison qui équivaut à une insulte, pour un démon, mais passons. Un petit air curieux, vaguement intéressé. Profond. Peut-être à cause du bleu de ses yeux ? Un bleu équivalant à la teinte de ses vêtements et de ses cheveux. Vouerait-il un culte à cette couleur ? Bah, après tout, je m’en fiche. Quoiqu’il en soit, il n’avait pas spécialement l’air à son aise. Peut-être était-ce son premier séjour en Assiah ? Donc, il serait paumé, sans rien comprendre à ce qui l’entoure ? Peu probable. Même si peu de démons, au final, se trouvaient sur Assiah, le développement de ce monde n’échappait qu’à peu de mes confrères sur Géhenne, nos deux mondes étant, dans un sens, trop liés pour que cela nous échappe. Conclusion : il venait d’un coin particulièrement reculé. Louche. Alors que mon esprit vaquait à ses diverses occupations, les yeux de cet inconnu ne me lâchaient pas. Enfin, il semblait fixer quelque chose sur moi, pas ma personne directement.

« Qu'est-ce que c'est ? »

Je haussais un sourcil. Ce type était soit totalement stupide, soit il avait mâché ses mots ce qui aboutissait à… Une question à la fois vague et étrange. Digne de réflexion, logiquement. Mais n’étant pas un être particulièrement logique, du moins pas tout le temps, je ne poussai pas plus loin mes réflexions, lâchant une espèce de bruit bizarre reflétant mon incompréhension totale. Un truc entre le « hein ? », le « uh ? » et le « hm ? ». Mélange bizarre et pratiquement impossible à reproduire. Ne vous avisez pas de rire en tentant d’imaginer la chose. Ce n’est absolument pas drôle, de toute manière. Bon certes, c’est une réaction, et surtout une réponse, relativement étrange, mais quand même. J’aimerais bien vous y voir, vous, devant un démon vouant un culte au Bleu, posant une question incompréhensible sans crier gare, sans même se présenter d’ailleurs, et vous observant fixement. Je suis pratiquement certain que vous n’auriez pas fait mieux. Ne niez pas, je le sais, c’est tout.

Mon petit débat mental ne dura pas bien longtemps. Aussi, je sentis l’air se rafraichir et s’emplir d’humidité, lentement mais sûrement. Coup d’œil à droite, coup d’œil à gauche. Personne n’était susceptible d’utiliser ce genre de capacité dans les environs. Personne, sauf l’inconnu. Enfin, c’était ce que je supposais… La glace étant un dérivé de l’eau, pour pouvoir manipuler la première il fallait savoir utiliser la seconde. Mais je ne vais pas vous faire un cours là-dessus. Je n’en ai ni le temps – faux – ni l’envie, et surtout pas la patience. Donc nous allons en rester à mes suppositions. Suppositions assez vites confirmées par le comportement de mon interlocuteur. Son visage et ses yeux n’exprimaient rien, ou plus rien selon le cas. Cependant, pour un œil averti, un détail n’échappait pas. Son corps entier était comme crispé, tendu par un je-ne-sais-quoi. La peur ? Non, j’en doute. Une pulsion belliqueuse ? P’t’être. Autre chose ? Possible. Je n’étais pas dans sa tête, et d’ailleurs je ne souhaiterai pas particulièrement me retrouver dedans, donc je ne pouvais pas deviner ce à quoi il pensait. Il aurait été plus expressif, à la limite un peu comme Onii-chan, pourquoi pas. Mais cela n’étant pas le cas, ne cherchons pas la p’tite bête plus longtemps. Nous n’y gagnerions rien, au final. Bref.

Je haussais à nouveau un sourcil, suçotant bruyamment ma sucette tout en la faisant changer de côté. Je l’observais. Le démon, je veux dire. Roh, et puis hein, essayez de suivre un peu. Bref. Enfin, je daignais communiquer de manière relativement compréhensible avec lui.

« Tu veux te battre ? »

Mon ton n’était pas spécialement belliqueux. Ni même provocateur. Juste blasé, avec une petite teinte de surprise, comme à son habitude donc. Un petit silence, tendu, suivit mes paroles.

« Tu ne dois vraiment pas tenir à ta vie, alors, Aoi-san. » Il ne s’est pas présenté ? Qu’à cela ne tienne, le voilà affublé d’un surnom lui allant comme un gant. Allez savoir pourquoi, je me suis senti dans l’obligation de m’expliquer davantage. Et puis, qu’est-ce que vous en avez à faire, du pourquoi du comment ? Bref. Je m’expliquais alors, joignant un décompte par mes mains. Enfin, décompte… Ça n’allait pas plus loin que deux. Et donc, que le « V » de victoire. Coïncidence ? Je n’pense pas. Mais ce n’est qu’un détail. BREF, je m’égare. L’explication, donc. « De un, parce que tu risquerais de te faire laminer en beauté. De deux, parce que cette ville, et même cette région est un véritable nid d’Exorcistes. Alors, à moins d’avoir des tendances suicidaires, je te déconseillerais de faire trop de vagues. »

Je vous l’ai déjà dit, je n’étais pas d’humeur à me battre. Mais bon, si les circonstances faisaient que l’affrontement était inévitable… Alors soit. Ce n’était pas comme si combattre était, en soi, dérangeant. Ce n’était qu’un passe-temps. Je ne m’étais ni approché, ni éloigné du démon bleu. Mes seuls mouvements se limitaient au soulèvement de mon torse alors que je respirais, et les quelques déplacements de ma sucette. Mes yeux ne le quittaient pas, j’étais tout ouï. On pourrait presque dire que je guettais sa réponse, sans exprimer la moindre trace d’impatience. Après tout, soit on se battait, soit on discutait, soit chacun partait de son côté. La situation était aussi simple que ça. Tout dépendait de lui, de sa réponse.



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MessageSujet: Re: Un portail vers l'Assiah [Amaimon] [Terminé] Jeu 26 Avr - 14:59

Voilà que l'opposant de Möebius avait un semblant de répondant, au moins plus que les démons d'il y a quelques minutes. Malgré la tension de son esprit, le roi démoniaque de l'eau restait de glace. Même si son adversaire avait largement pus d'expérience que lui et donc la difficulté pour le vaincre, il était sur de pouvoir fuir en cas de besoin. C'est alors que l'homme aux vêtements excentriques se mit en posture de combat, visiblement prêt à en découdre. Pourtant, dans sa voix, c'était plus une question innocente qu'une véritable menace. Aussi Möebius ne tenta-t-il pas le diable et refusa poliment l'invitation.

« Désoler, mais je ne souhaite pas me battre contre quelqu'un d'aussi fort, à moins d'y être obligé. »

A savoir si cela lui convenait ou pas, le bleu n'en avait aucune idée. Mais pour illustrer ses paroles, il retira l'humidité ambiante apportée par ses soins. Seulement il prit conscience que son vis-à-vis n'avait pas répondu à sa question, il se fit fort de lui rappeler.

« Mais cela ne répond pas à ce que j'ai demandé. »

Un léger sourire pris place, comme une remarque désinvolte. Il aurait bien aimé que cette personne lui explique les lois de ce monde, car il était évident que cet endroit physiquement différent de la Géhène, devait l'être aussi dans les pratiques et les esprits. Möebius comptait bien en apprendre le plus possible avant d'agir et ce, de n'importe quel moyen. Pour demander l'aide du démon en face de lui, il entreprit de se présenter, politesse élémentaire qu'il avait omis accessoirement.

« Je me présente Möebius, originaire de la Géhène et nouveau possesseur du titre de Roi Démoniaque de l'eau. Enchanté. Comment dois-je vous appeler ? »

Peut être que les bonnes relations commençaient par de bonnes présentations et de bonnes questions ?
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MessageSujet: Re: Un portail vers l'Assiah [Amaimon] [Terminé] Jeu 17 Mai - 16:42


La réponse arriva donc. Toute simple, polie au possible. Et assez flatteuse pour mon ego. Ma fois, le coup du « quelqu’un d’aussi fort », quoi que tout à fait légitime et véridique, est toujours fortement apprécié. Je ne réagis pas vraiment à ses paroles, du moins pas visiblement. Le Bleu retira l’humidité anormale de l’air en gage de bonne foi, confirmant ainsi son désir de ne pas se battre. Je croquais ma sucette, attendant qu’il se montre plus bavard.

« Mais cela ne répond pas à ce que j'ai demandé. » dit-il, croyant peut-être à un oubli de ma part.

« Une question aussi vague ne mérite pas de réponse. » rétorquais-je, du tac-au-tac, sur le même ton.

Il sourit très légèrement, presque avec désinvolture. Il désirait vraiment que je lui réponde, et peut-être quelque chose d’autre, visiblement. Répondre à ses questions, s’il n’était pas trop ennuyant, pouvait s’avérer être un bon passe-temps. Fallait-il encore que ses questions soient précises, dignes d’une conversation normale entre deux êtres anormaux. Je croquais une seconde fois ma sucette, achevant de décoller du bâtonnet le peu de sucre qu’il restait, pour ainsi jouer avec le petit morceau de plastique blanc. Durant ce laps de temps, Möebius, car c’était ainsi que se prénommait le Bleu, se présenta. Le nouveau Roi Démoniaque de l’eau ? … Parce qu’il y en avait eu un, avant lui ? … Ah, oui ! L’arrogant et stupide type pratiquement entièrement fait d’eau ! Son nom ? Vous n’avez rien à gagner à le savoir. De un, jamais vous ne le rencontrerez. De deux, prenez-le pour mort. Aucune utilité de se souvenir d’un minable ayant perdu sa place et ses privilèges. Pour s’être fait battre, il devait être devenu trop faible. Ce n’était que justice – oui, un démon parlant de « justice » est assez étrange, nous sommes d’accord – si un nouveau Roi de l’Eau avait fait son apparition. Je haussais un sourcil, l’observant attentivement quelques instants, cherchant à deviner, et surtout comprendre, ses intentions.

« Amaimon, Roi Démoniaque de la Terre et fils de Satan. » fis-je d’un ton monocorde, tout en jetant le bâtonnet blanc avec nonchalance. J’étais curieux, sur l’instant. Qu’est-ce qu’un autre Roi Démoniaque faisait ici ? Une mission donnée par Père ? Une soudaine envie de prendre l’air ? Parce que bon, c’est pas tous les jours qu’on peut voir plusieurs Rois Démoniaques au même endroit.

« Et que fais-tu ici ? N’as-tu pas un territoire à surveiller, alors que tu as été fraichement « promu » Roi ? … Qui sait ce qui peut arriver quand un Roi fraichement arrivé s’en va pour l’Assiah. » Tout le monde sait que les démons n’acceptent pas facilement un nouveau « chef ». Les rébellions sont dont fréquentes… Bah, après, pour ce que j’en avais à faire



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MessageSujet: Re: Un portail vers l'Assiah [Amaimon] [Terminé] Mer 30 Mai - 15:22

Lorsque Möebius vit que le démon qui se prénommait Amaimon, ne trouvait pas sa question assez explicite, mais le bleu finit d'écouter ce que le roi de la terre avait à dire pour savoir qu'il faisait partit des fils de Satan. Comme quoi le monde est suffisamment petit pour que deux rois démoniaques se rencontre. Il saisit également le pourquoi de l'aura puissante qui émanait de lui. Les fils de Satan étant des monstres de force à la naissance, il n'était pas étonnant de voir que l'un d'entre occupe un poste de roi des démons. Il se félicita d'ailleurs intérieurement pour la sagesse dont il avait fait preuve en déclinant son offre de combat. Sans doute qu'il n'aurait pas survécut bien longtemps, mais ce n'était plus vraiment le moment pour ça. Les questions de sa part commençaient déjà à fusé et il n'avait pas grand-chose de mieux à faire que d'y répondre.

« Hum, he bien si tu veux savoir, je n'aime pas vraiment la Géhène, je préfère largement l'Assiah, je ne voulais le poste de roi démoniaque que pour venir ici, les responsabilités c'est pas mon fort, alors si quelqu'un d'autre veut ce poste qu'il le prenne, maintenant que je suis ici, ça n'a plus aucune importance. »

Son ton laissait clairement entendre qu'il était totalement désintéressée par le monde des démons. Tout ce qui s'y trouvait ne comportait rien de bon pour Möebius. Mais la curiosité vis-à-vis de Amaimon se fit sentir également.

« Mais je pourrais vous retourner la question, le monde des démons à bien besoin de quelques rois démoniaque pour le diriger, sinon l'anarchie y règnerait encore plus forte qu'à l'heure actuel non? D'ailleurs, il n'y a rien pour s'asseoir ? Ça ne me dérange pas de rester debout, mais je préfère discuter dans un endroit un peu plus approprié non? »
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MessageSujet: Re: Un portail vers l'Assiah [Amaimon] [Terminé] Mer 6 Juin - 15:17

Des originaux, j’en avais vu pas mal, depuis ma naissance sur Géhenne, il y a maintenant… Bien longtemps. Mephisto en est l’exemple parfait, de même que les humains. J’suis censé être rodé, de ce côté-là. Enfin, dans la logique des choses, ça devait être le cas. Jusqu’au moment où Möebius montra un manque d’intérêt pour son rang passablement hallucinant. Devenir un Roi Démoniaque dans l’unique but de séjourner sur Assiah… Une bizarrerie comme on en voit rarement - ou plutôt, entend. Imaginez donc ma surprise. Après tout, ce n’est pas n’importe quel rang ! Et lui, il serait prêt à l’abandonner, tant qu’il reste sur Assiah. Un fou. Certes, ce n’est pas nouveau, pour un démon, mais il n’empêche que voilà. Un fou. Un vrai. Amusant.

En général, peu de choses parvenaient à décrocher un large sourire de ma part. Pourtant, Möebius y parvint. Vous vous en doutez bien, ce n’était pas un sourire amical. Enjoué serait un meilleur terme. Amusé, aussi, éventuellement. J’avais trouvé une perle assez rare. Bon, soyons réaliste, des comme ça, y’en a partout. Mais trouver un démon, fraichement promu à un haut rang, paumé dans une ruelle, qui affirme ne pas aimer Géhenne et n’avoir qu’un intérêt limité sur l’influence qu’il peut avoir sur les autres démons… Je n’irai pas jusqu’à dire que je l’appréciais, mais il avait indéniablement marqué quelques points. Le juste minimum pour s’assurer, inconsciemment, de survivre à une discussion avec ma personne. Du moins, tant qu’il restait intéressant, évidement.

Je lui montrais distraitement le toit du bâtiment à notre droite. Sans attendre, je sautais et y atterrit, puis j’attendis qu’il m’y rejoigne. Il n’avait pas tort. Pour discuter, mieux vaut être assis. De préférence à un endroit où peu d’êtres pourraient déranger, un endroit moins fréquenté par les Humains. La légère escarmouche de tout à l’heure, entre le Bleu et les Crétins avaient vaguement attiré l’attention. Surtout quand le chef des Crétins s’était enfui, le bras gelé. Il y avait peu de chance que les exorcistes rappliquent, mais bon… Mephisto ayant un réseau d’information relativement important… Méfiance.

« Pour le moment, mieux vaut se faire discret. Enfin, autant que possible… Il faudra te contenter de ce toit, jusqu’à nouvel ordre. » déclarais-je, observant la ruelle juste sous nos pieds, alors que Möebius me rejoignait. Je le regardais un instant. « Tu es particulièrement curieux. Et bizarre, aussi. »

Tact, quand tu nous tiens… Bref. Je soupirais, et râlais intérieurement. Plus de sucette. J’hésitais entre répondre à sa question, ou juste l’éluder. Je fouillais mes poches à plusieurs reprises, cherchant vainement de quoi assouvir mon besoin – plus ou moins urgent – de glucose. Je soupirais à nouveau.

« Impossible que l’anarchie soit pire que d’habitude, même en mon absence. » je le regardais alors dans les yeux, mon sourire s’étant évanoui depuis quelques bonnes minutes. Finalement, j’avais choisi de répondre à ses questions, plus à titre de distraction que par politesse. « A l’inverse d’une certaine personne, c’est-à-dire toi, ça fait longtemps, d’un point de vue humain, que je suis un Roi Démoniaque. J’ai réussi à mater les quelques récalcitrants à mon règne. De plus, une… créature particulièrement loyale se charge dissuader les quelques pseudo-anarchistes à coup de lance. Efficace, utile, et jouissif... Bref. Même si être Roi Démoniaque est un bon rang, je m'ennuyais. Plus assez de « bons» adversaires. Donc me voilà sur Assiah. »

Je me relevais et faisais quelques pas. Je n’arrivais pas, étrangement, à tenir en place. Le Bleu m’intriguait quelque peu. Il était, à mes yeux, à la fois stupide et curieusement pas tant que ça. A moins que c’était dû à mon envie de sucre. Hum. Les deux hypothèses se tiennent. Je réfléchissais un instant à bien des choses… Comme « comment récupérer de quoi manger sans louper quoi que ce soit d’intéressant », « quelles sont les probabilités pour que je parvienne à battre embêter Rin sans me faire chopper par Grand Frère » ou encore « y a-t-il d’autres salles de jeux dans cette ville ». Des questions existentielles et ô combien importantes, donc. Cependant, je ne lui expliquais pas la seconde raison de ma présence : mon pseudo-rôle d'intermédiaire entre Père et Mephisto. Rôle que je n'accomplissais que de manière limitée, compte tenu de la situation entre Assiah et Géhenne. Bref.

« Tu sais, il existe un moyen plus simple devenir sur l’Assiah. Je veux dire, plutôt que de devenir un Roi Démoniaque, pour ensuite laisser tomber son rang tout aussi simplement. » je fis une légère pause, reportant mon regard sur Möebius. « Tu n’es pas sans savoir que Père souhaite retrouver, et surtout récupérer son « Fils adoré », Rin Okumura ? … Demander à accomplir cette mission aurait pu te permettre d’arriver ici, et rester quelques temps… Le temps que tu trouves Onii-san, tentes de le récupérer et te fasses tuer. Du moins, officiellement. Après, tu aurais tout aussi pu te contenter de venir et ne rien lui faire. Mais Père t’aurait puni, s’il s’en était rendu compte. Ce qui n’est pas certain. » je me craquais les doigts et m’étirais pendant le petit silence qui suivit mes paroles. « Enfin, tu as atteint ton but, donc ça n’a aucune importance. »

Bouh, ce que je pouvais être bavard. En plus de mon manque de sucreries, la curiosité de ce type avait dû me perturber.




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Dernière édition par Amaimon le Ven 21 Sep - 21:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un portail vers l'Assiah [Amaimon] [Terminé] Jeu 21 Juin - 11:31

Pendant qu'il finissait sa phrase, Möebius put observer un sourire s'étirer sur les lèvres de Amaimon. Visiblement ce qu'il venait de lui dire semblait l'intéresser, voir le distraire. Bien que Möebius fit mine de ne pas l'avoir remarqué, il sentit que l'atmosphère s'était détendue. Puis en désignant le toit d'une habitation humaine, il sauta comme pour l'inviter à le suivre, ce que le bleu fit avec l'aide de sa magie sur l'élément aquatique, en se servant du gaz pour condenser l'eau et en faire de petite plateforme de glace juste assez longtemps pour qu'il puisse s'en servir comme d'une plateforme pour grimper rapidement le long de l'immeuble. Il fit bien entendu disparaître les petites plaques de glaces après son passage, leur utilité ayant déjà été exploité.

En arrivant au sommet, il sentit le coter royal qu'avait Amaimon, donnant des ordres, comme si la moindre personnes souffrant de désobéissance à son égard ne recevrait que la juste punition de la mort. Bien qu'il n'appréciait pas vraiment de devoir obéir, il consentit tout de même à le faire, car il était simplement plus faible et inexpérimenté que son vis-à-vis.

« A vrai dire je n'ai pas côtoyé beaucoup de démon, je ne saurais dire ce qui est bizarre et curieux ou ne l'est pas. Mais j'ai le sentiment que toi non plus tu n'es pas très conforme à l'idée qu'on se fait d'un fils de Satan. »

Puis le roi démoniaque finis par lui répondre, comme quoi il n'y avait pas d'adversaire de valeur sur la Géhène, rien de vraiment étonnant, Möebius l'avait constaté lui-même, ceux qu'il affrontait la-bas n'était même pas capable de lui tenir tête plus de quelques minutes, même s'il n'avait pas non plus combattu grand monde. Mais une chose l'interpella, si ce que disait Amaimon était vrai, cela voulait surement dire qu'ici, dans l'Assiah, des adversaires plus fort que les démons s'y trouvait aussi, ce qui dans un sens expliquerait la difficulté pour y venir. Mais le démon moyen qu'il avait maté tout à l'heure ne semblait pourtant pas au niveau requis pour survivre d'après ses calculs. Son visage se plongeant dans une intense réflexion pour démêler ce problème qui se présentait à lui, il ne fit pas attention à Amaimon qui faisait les cents pas à coter de lui, ce n'est que lorsqu'il pris la parole qu'il sortit de sa rêverie.

Apparemment, il existait d'autre moyen de venir sur l'Assiah, car il lui fallait défendre ce qu'il avait conquit sans quoi ce n'était que des mots inutiles. Le bleu y réfléchit un instant avant de se dire qu'il ferait bien d'y retourner pour corriger quelques détails avant de revenir. De toute façon il n'aurait sans doute pas à y vivre indéfiniment. Vint alors le moment ou le roi démoniaque lui parlait de Satan et Rin Okumura. Mais les méthodes proposées lui semblait quelques peu risquées, seulement la curiosité vis-à-vis de Rin se fit sentir.

« Est-ce que ça fait de Rin ton frère ? J'imagine qu'il doit lui aussi être un adversaire de valeur ? Même si je m'étonne qu'il puisse être retenus par des humains alors que ceux-ci ont l'air si faibles. Enfin si tu veux de l'aide pour ton frère ou demi-frère je suis là, même si je suis persuadé que tu préfères le faire tout seul. C'est dommage j'aurais bien aimé savoir ce qu'il vaut en tant que démon ce Rin... »
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MessageSujet: Re: Un portail vers l'Assiah [Amaimon] [Terminé] Ven 21 Sep - 21:26

Je n’écoutais sa réponse que d’une oreille distraite, observant le paysage sous mes yeux. Enfin, paysage… la scène, tout simplement. Des humains s’amassant dans les rues et tentant de se déplacer malgré le peu d’espace s’y trouvant. Stupide. Ma discussion avec le Bleu me lassait peu à peu. Du moins, jusqu’à ce que j’entende « Rin » et « ton frère » dans la même phrase. Il me fallut quelques secondes avant de saisir le sens de la question. Quand cela fut clair à mon esprit, je tournais ma tête avec vers Möebius avec une lenteur calculée. Inexpressif, mais passablement irrité par cette question pourtant pertinente, je regardais fixement le jeune Roi Démoniaque plusieurs secondes. Peut-être même quelques interminables minutes. Puis, choisissant avec soin mes mots, je repris la parole.

« Rin Okumura n’est pas mon frère. Il n’est qu’un jouet, peut-être même une arme dont le potentiel n’est pas cultivé avec assez de soin et de rigueur, créé par Père alors qu’il s’ennuyait. Cet hybride n’est donc né que d’une simple lubie de notre Seigneur, et une vermine aussi stupide qu’inutile, déclarais-je d’un ton lent. J’exagère peut-être un petit peu. Il pourrait éventuellement se montrer utile, s’il savait user de ses pouvoirs, ce qui n’est pas le cas. Bref. Si ça ne tenait qu’à moi, plutôt que de le ramener auprès de Père, je le tuerais tout simplement. Mais je préfère ne pas avoir à braver les ordres de Satan. Il a la rancune facile et tendance à éliminer ceux qui le gênent, qu’ils soient de son sang ou non, fis-je avec une pointe de sarcasme. Et, à titre d’information : les humains sont pour la majorité bien trop stupides pour se rendre compte de l’identité réelle de l’être qu’ils « retiennent » comme tu dis. A ce que j’ai compris, il a rejoint leurs rangs de son plein gré. »

Je soupirais longuement, de nouveau las. D’où provenait cette soudaine lassitude ? Pas la moindre idée. Quoique. Peut-être était-elle provoquée par ces questions incessantes ? Ou bien par un certain manque d’activités épanouissantes dignes de ce nom. Comme un combat contre des exorcistes de haut rang, ou participer à l’un des nombreux plans de Grand Frère. Autre option : les humains, en bas, me blasaient avec leur petit quotidien tellement monotone. Réfléchissant aux diverses possibilités, et tentant de stabiliser quelque peu cette vague irritation, je me remis à observer les mortels d’un œil vide.

Une odeur. Pas inconnue, mais pas familière pour autant. Une aura, plutôt. Sombre. Un peu comme la mienne. Mais où se mêlaient colère et peur. Ainsi qu’une légère odeur de glace, de froid. D’autres odeurs. Humaines pour la plupart. Quatre. Des auras fébriles et quelque peu anxieuses. Il y avait comme un air d’initiation, de travaux pratiques. Une odeur de lait, comme on dit. Elles poursuivaient vraisemblablement la première aura. Par chance, je possède une intuition hors du commun. Je reconnus donc le pseudo-Chef de tout à l’heure, et quelques éventuels exorcistes de bas niveau. Peut-être des esquires, qui sait ? … Bon, sérieusement. Je n’ai pas de super-intuition, mais fixer indéfiniment la rue juste à mes pieds me permit de me rendre compte de ce pseudo-évènement. J’haussais un sourcil pour la énième fois depuis mon arrivé sur Assiah. Visiblement, le « Chef » n’avait que peu de chance de s’en sortir, poursuivit comme il l’était. Et son bras encore gelé n’arrangeait rien pour son cas. Pauvre de lui. Une fin si pitoyable. Nouveau soupir.

« Les humains nous désignent comme des êtres horribles, sans foi ni loi, dénudés de morale et de bon sens. Pourtant, ils ne sont pas meilleurs que nous, commençais-je en observant la scène. A la limite, pour nous entrainer, chez nous, nous ne nous attaquons qu’aux démons. Certes, parce que ce sont les seuls êtres vivants de Géhenne, mais tout de même. Les hommes, eux, pour entrainer leurs nouvelles recrues, utilisent tout être qui leur passe sous la main. Surtout les démons de rang inférieurs. Ou quelque cas isolés comme lui, continuais-je en montrant le Démon Supérieur en déroute. Ils prennent les proies des autres et les massacrent. Ils tuent par centaines nos faibles frères pour apprendre à tirer, couper ou chanter. C’est pitoyable. Et pourtant logique, dans un sens. Car les démons sont plus forts qu’eux, alors il leur faut bien apprendre à se défendre, des fois que l’on désire récupérer par la force ce qui revient à notre Seigneur. Ce qui nous revient. Assiah. Je ricanais de mépris tout en portant mon regard sur Möebius. Ils ne semblent pas encore avoir compris que leurs actions sont d’une futilité sans nom. Ils seront tous exterminés, quoi qu’ils fassent. Enfin, quoi qu’il en soit… Mon visage se fendit d’un sourire mauvais, mes yeux fixés cette fois sur les esquires. Quoi qu’il en soit, en massacrant les nôtres, ils nous donnent une raison de plus de nous amuser avec leurs petits apprentis. Je me mis à pouffer légèrement, vaguement amusé et d’humeur joueuse. Ou sadique, à voir. Et ces crétins ne se rendraient même pas compte qu’un ou deux Rois Démoniaques sont passés par-là, pour peu que l’on préserve notre couverture. Ils ne se douteraient de rien. Pour eux, seul l’autre imbécile sera le fautif. Il mérite le châtiment qu’ils lui infligeront. Les minables incapables de connaitre leur place ne méritent que la mort la plus douloureuse qui soit. »

Je regardais une dernière fois le Bleu. Mon sourire en coin et mes yeux exprimaient clairement mes intentions, et libre à lui de suivre ou non le mouvement. Sa présence n’était pas nécessaire, mais s’il souhaitait observer des apprentis exorcistes de près, alors je pouvais lui prêter ces jouets éphémères. Aussi discrètement que possible, je sautais du haut de l’immeuble pour atterrir à quelque pas d’un jeune « chanteur », ou apprentis Aria. Ou je ne sais quoi d’autre. Ces débutants étaient trop occupés à surveiller et harceler leur proie pour capter ma présence. Par contre, ladite proie m’avait bel et bien remarqué. Se croyant sortit d’affaire, il redoubla d’ardeur et parvint à repousser plus efficacement les assauts de ses adversaires. Petit interlude rapide : vous vous doutez bien que Grand Frère allait se rendre compte de mon action. Pourtant, convenons-en, une petite incartade de temps en temps ne fait pas de mal. Surtout pour la « bonne » cause. Il fermera les yeux pour cette fois. Sinon, tant pis. Retour à l’action ! Donc.

Le presque-aria avait entamé un chant d’immobilisation, trop faible pour influencer un démon de ma trempe, mais assez fort pour ralentir les mouvements du Pseudo-Chef. Avec délicatesse, presque avec amour diraient certains, je lui attrapais la gorge par l’arrière tout en me rapprochant de lui. Je le sentis sursauter puis se crisper. Alors, je serrai peu à peu ma poigne, souriant d’une manière pas spécialement très rassurante. Je posais quasiment mon menton dans le creux de son cou et portait mes lèvres à quelques centimètres de son oreille.

« Vous, les humains, arguez qu’il faut se montrer solidaire avec ses semblables. Alors je vais vous montrer que les démons en sont également capable... »

Le chant mourut dans la gorge arrachée. Le sang humain suintait sur le bitume, le tintant d’un merveilleux carmin sentant le fer. Mes doigts, d’ordinaire si pâles, étaient de cette délicieuse couleur, et mes ongles étaient poisseux de quelques morceaux de chair et de peau. Le « chanteur » voulut crier, respirer, mais ce fut vain, aussi vain que cette stupide résistance humaine face à la race supérieure de prédateurs qu’est la race des démons. Ses camarades continuaient leur combat perdu d’avance, trop focalisé dessus pour remarquer la mort lente de leur compagnon. Et Möebius, dans tout ça ? Ma foi, je l’ai déjà dit : il avait le droit de choisir ce qu’il voulait. Mais s’il désirait me rejoindre, alors il lui fallait se hâter un minimum.



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MessageSujet: Re: Un portail vers l'Assiah [Amaimon] [Terminé] Sam 22 Sep - 15:16

En voyant l'expression que faisait Amaimon en tournant son visage pourtant inexpressif, une tension surgissait dans le ressentit que Möebius avait de lui, visiblement c'était un sujet à éviter. Ce fut beaucoup plus claire quand il lui expliqua simplement ce qu'il en pensait. C'était de la rancoeur ? Ou peut être de la jalousie ? C'était des concept encore très floue pour lui, mais il n'avait pas vraiment à s'en préoccuper pour le moment. Puis lorsqu'il lui révéla qu'en réalité Rin avait rejoint de lui-même les rangs des exorcistes, il cru comprendre en partie ce qu'il ressentait vis-à-vis de lui. Si Satan tentait de récupérer son fil qui avait passé à l'ennemi plutôt que de se préoccuper de ceux qu'il avait déjà, ça ferait forcément naître des complications de ce genre. Puis le roi démoniaque de la terre finit par soupirer. Il en avait marre ? En même temps, il n'avait pas l'air du genre à aimer s'occuper des jeunes démons inexpérimenté. Mais peut-être une chance pour Möebius, il avait concentré son attention sur un groupe d'humains en bas. Il se permit donc d'y jeter un coup d'oeil également, puis vit le démon qu'il avait croisé et puni pour son inconscience quelques minutes plus tôt.

Pourtant, les humains qui sont censé avoir peur des démons, ceux-ci semblait au contraire motivé par l'envie de faire disparaître celui-ci. Mais quelque chose disait à Möebius que si le démon n'était pas en infériorité numérique, le combat serait beaucoup moins équilibré pour les humains. Comme le jeune roi l'avait constaté, Amaimon était bien en train d'observer la scène en contrebas. Il commença alors à expliquer son sentiment vis-à-vis des humains, et au fur et à mesure de l'explication, le roi de l'eau ne pouvait lui donner tort. Ce n'était pas faux non plus de dire que les humains étaient têtu et borné pour tout ce qui touchait de leurs survie, comme n'importe qui en somme. Mais leurs moyens pour se donner des chances n'étaient vraiment pas acceptable. Une vague de mépris commençait à croître en lui. En observant Amaimon, il vit le regard intense qu'il avait sur les jeunes en bas, il était évident qu'il voulait leur montrer qu'on ne s'en prend pas impunément aux démon. Bien qu'en réalité ce n'était qu'un prétexte puisque ni l'un ni l'autre ne souhaitais vraiment venir en aide à ce démon inférieur. En réalité, l'inactivité de leur conversation leur avait à tous les deux donné envie de se défouler sur quelqu'un, et comme le hasard fait parfois bien les choses, les défouloirs attitré qu'étaient les ennemis des démons, nommés exorcistes s'étaient présentés sur un plateau d'argent.

L'invitation que lui offrit le roi démoniaque de la terre avec ce regard n'allaient sûrement pas être refusée. Voyant Amaimon sauté du haut du toit aussi simplement qu'il était monté, Möebius lui optait pour une manière plus gracieuse. La pupille de ses yeux bleues se fendit, identique à celle des reptiles, signe qu'il activait son pouvoir pour augmenter le taux d'humidité ainsi que le rafraîchir. Simplement mesure pour se faciliter la tâche. Le jeune roi sauta du toit dans une vrille avant de faire grandir des ailes de glace dans son dos pour ralentir sa chute avant de condenser un tapis de neige qui vola dans les air, finissant d'amortir sa chute. Lorsqu'il se releva toute la glace et la neige n'était déjà plus qu'un mince filet de brume qui l'entourait. L'identifier dans ces conditions auraient été difficile, mais ce n'était pas le but rechercher en réalité, c'était plutôt pour détourner l'attention de sa véritable position pendant que le fils de Satan s'amusait à terroriser sa cible avant de faire jaillir son sang dont certaine particule se mélangeait déjà au brouillard ambiant, lui donnant doucement une teinte rougeâtre. Tandis que Möebius s'approchait de l'un des humains, il l'observait avec attention, ainsi qu'avec le mépris qui ne l'avait pas quitté depuis tout à l'heure. Le sourire du prédateur se construisait lentement sur lui alors que l'exorciste à ses pieds étaient paralysé par la peur, ne comprenant pas ce qu'il pouvait faire face à cette menace qui était au-delà de son niveau de compétence.

« Je vois... »

Finit-il par dire avant de lui tendre un bras amical pour l'aider à se relever. Le jeune garçon ne comprenait pas vraiment ce qu'il se passait, mais il dû sentir que quelque chose n'allait pas quand Möebius refusa de lui relâcher la main. Tandis que la peur montait une fois de plus en lui, le visage sympathique du jeune roi restait immobile. C'est alors que l'exorciste sentit quelque chose se passer en lui, comme si on lui aspirait ses forces, mais il serait plus exacte de dire qu'en réalité Möebius se servait de ce contact pour changer le sang de ce dernier en vapeur. Ce qui sans doute ne pris que quelques secondes avant que le coeur de ce dernier s'arrête, ce qui devait sans doute lui épargner une longue agonie, mais qui au final avait déçu le roi de l'eau. Il aurait aimé avoir une sensation de défis, ou au moins voir ce dernier se débattre pour avoir une chance de survivre, ce qu'il avait empêché en le tuant trop rapidement à son goût. Alors que le nuage de brume s'empourprait davantage et que Amaimon continuait sûrement de s'amuser, Möebius s'avançait maintenant vers une autre cible, lui que sa silhouette bleue se démarquait de ce carnage rouge sang. Cette fois c'était une jeune fille qui avait apparemment invoqué de faibles serviteurs pour se défendre. Le jeune roi bondit vers elle, mais la créature invoquée s'interposa une seconde avant d'être gelée et repoussé plus loin. Cette fois l'expression de son visage n'était plus amicale, mais impitoyablement neutre, ou plutôt il avait une telle confiance en lui que rien de ce que pouvait faire cette fille n'aurait d'importance contre lui. D'un mouvement du bras du roi et la glace entoura la jeune fille avant de lui clouer les jambes sur place lui neutralisant toute opportunité de fuite.

Il avait envie d'essayer quelque chose, la jeune fille était en train de pleurer pour qu'il épargne sa vie, mais il restait sourd à ses suppliques et se saisit de son bras comme il l'avait fait auparavant, mais cette fois il gela ce dernier avant d'y donner un coup violent du tranchant de la main pour le sectionner. Les nerfs étant endormis, elle n'y ressentit aucune douleurs physique, mais voir son bras séparé de son corps dans les mains de ce démon qui était véritablement trop dangereux pour elle, lui obligea à pousser un cri. Pourtant... Sans doute que le jeune roi avait anticipé cela en voyant son visage aux yeux écarquillés de peur et d'incompréhension, il lui gela la gorge en y posant sa main dessus. Cette fois la sensation devait être horrible, mais aucune manière de l'exprimer. Cette fois le sourire mauvais de Möebius pris place sur ses lèvres. C'était bien plus jouissif de la voir ainsi, en réalité l'odeur de sang exacerbait ses sens au point qu'il condensa un peu de sang liquide pour en gouter la saveur au creux de sa main. Il avait un petit goût acide, c'était une découverte pour lui, car ce n'était pas vraiment le cas du sang des démon, du moins pour le sien. Mais comme les meilleures choses ont une fin, il devait maintenant mettre un terme à ce petit jeu et plongea sa main si rapidement dans le torse de sa victime qu'elle ne réalisa sa mort qu'une fois que ce fut véritablement le cas.

Le revers de la médaille ne tarda pas à se faire sentir pour Möebius, car en observant ses vêtements, il constat qu'il avait finalement reçu pas mal de sang dessus. Pas qu'il ne soit nécessairement à cheval sur la propreté, il était déçu de ne pas y avoir fait plus attention. Il se rendit compte également qu'il n'avait toujours pas lâché le bras de la jeune fille, ce qu'il fit rapidement avant de changer la glace qui le recouvrait en gaz, ce dernier se mêlant facilement avec la brume ambiante. Puis l'idée de terminer ce bain de sang en beauté, changea le brouillard en liquide, ce qui eut pour résultat une pluie de sang qui le recouvrit de la tête au pied. De toute manière il en avait déjà sur lui, un peu plus ou un peu moins ne ferait pas la différence. Ce n'est qu'alors qu'il finit par pousser un soupire de satisfaction. Möebius avait finalement lié l'utile à l'agréable en étant en Assiah avec le plaisir d'un bain de sang digne de ce nom. Même s'il en avait peut-être fait un peu trop, il ne regretta pas le moins du monde le résultat final. Il finit tout de même par tourner ses yeux vers Amaimon qu'il avait passablement oublié dans son petit carnage personnel et constata la puissance de ce dernier. Tel qu'on peut s'y attendre de la part d'un fils de Satan.
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MessageSujet: Re: Un portail vers l'Assiah [Amaimon] [Terminé] Jeu 1 Nov - 23:54

Le sang se répandait toujours plus, fuyant à un rythme saccadé du corps qui l’emprisonnait. Mais le flux carmin se tarit assez vite, pour ne laisser que quelques gouttelettes en suspension dans la brume – l’œuvre de Möebius, sans aucun doute – et en taches éparses sur mes vêtements et le sol. L’odeur ferreuse de ce liquide empestait la ruelle. Une merveilleuse flagrance rappelant les massacres de Géhenne ; un parfum évoquant la joie d’écraser ces cloportes orgueilleux et misérables que sont les humains.

Laissant le cadavre se secouer de quelques soubresauts, je reportais mon attention sur le mortel le plus proche de moi. Sans bouger de ma place, une moue ennuyée et les yeux luisant de mépris, j’observais ce jeune homme. La vingtaine, tout au plus. Brun, d’origine asiatique – chose peu étonnante vu le pays dans lequel je me trouvais. Pas bien grand. Un coutelas dans chaque main, tremblant comme une feuille. Une proie. Comme chacun le sait, une proie peut réagir de deux manières différentes ; la première étant de regarder la mort arriver après avoir vainement tenté de fuir ; dans le second cas, la proie tente de résister à son prédateur, par exemple en l’attaquant. L’humain aux coutelas se savait condamné, et outre passa sa peur – pardon, sa terreur – pour se précipiter vers moi. Un geste désespéré, ou tout simplement fou.

Toujours est-il que le garçon – tiens, appelons-le Ricky ! Pourquoi ? Parce que j’en ai envie. Et je n’ai pas à me justifier. – traversa trois des cinq mètres nous séparant, avant de se stopper soudainement. Pauvre Ricky. Pâle, il baissa les yeux sur ses pieds transpercés de part en part de stalagmites de terre et de goudron. Il tenta de s’en défaire, teintant le sol d’une nouvelle couche de sang frais, vainement. Ce petit manège dura une minute ou deux, jusqu’à ce qu’il relève la tête, intrigué de ne pas encore avoir été tué. Et il vit. Il me vit. Le bras tendu dans sa direction, vaguement amusé, j’attendais patiemment qu’il daigne me regarder. Il fronça les sourcils sans trop comprendre. Puis il pâlit, autant de douleur que de crainte. Il comprit. Et, avant de se faire écraser et broyer par deux mâchoires dont les dents aiguisées étaient composées de stalactites et de stalagmites, il parvint à lancer un de ses coutelas dans ma direction. De ce fait, un bras ensanglanté pendait de cet étrange cercueil, à la limite de se détacher de la purée de chaire, d’os et de sang qui fut un jour un corps. Le coutelas fut intercepté et saisit par mon index et mon majeur avant de pouvoir m’atteindre. Et un nouveau jouet provisoire, un !

Le démon n’avait même pas songé à fuir. Pour lui, nous étions là en renfort, lui offrant une raison de s’enorgueillir qu’il ne méritait pas. Quel imbécile. Il n’avait même pas bougé le petit doigt, se contentant d’observer la scène en souriant bêtement. Avait-il oublié que les démons sont les maîtres incontestés du mensonge, de la traitrise et de l’illusion ? Pauvre fou. Il ne lui était même pas venu à l’esprit que l’on puisse le tuer, lui aussi, ou se servir de lui comme bouc-émissaire. Voire les deux, tant qu’à faire.

« Merci bien, mes frères ! commença-t-il. Mais j’aurais très bien pu me débarrasser de ces nuisances sans vous. Voyez, je suis un démon de grande renommée, et de grande puissance sur Géhenne. Cette apparente mise en difficulté n’était que simulée, pour mieux les surprendre et me délecter de leurs cris. Je suis puissant, je le répète. Tellement que certains Rois Démoniaques m’ont souvent défié. Mais ils ont perdu ! Bien sûr, personne n’en a entendu parler, car les Rois ont leur petit ego, mais le fait est là : je devrais être de leur rang, et non un simple démon supérieur. Enfin, merci encore pour cet acte de solidarité envers un de vos supérieurs. »

Que de modestie dans ses propos. Que de modestie dans sa posture. L’enflure. Un regard glacé, ou peut-être deux, se posa sur lui. Il ne connaissait définitivement pas sa place ; il n’était même pas foutu de reconnaitre deux Rois juste en face de lui. Nous prenait-il pour quelques démons mineurs se vêtant de la même manière que des Rois ? Peut-être. Le cas s’est déjà produit. Mais plutôt que perdre mon temps à lui expliquer le pourquoi du comment il était à la limite de se faire étriper, déchirer, pulvériser, atomiser, éviscérer, castrer, amputer, décapiter, écorcher et broyer pour avoir fait preuve d’autant d’insolence, je préférais agir. Alors qu’il continuait sa longue tirade – Oh le salaud – je fouillais les quelques cadavres encore à peu près en état, et possédant des poches. Dans la veste de l’Aria se trouvaient un petit papier, recouvert de prières, et une espèce de fiole. Un flacon, contenant une eau aux propriétés quelque peu dérangeantes pour nous, les démons. Juste ce qu’il me fallait. Je sortais donc cette divine – c’est le cas de le dire – trouvaille et la tenais du bout des ongles. Me retournant, je constatais soudain que l’Insolent ne parlait plus. Un instant plus tôt, il était encore debout. Quand je le regardais alors, je le trouvais au sol, gémissant de douleur, l’arrière de ses genoux visiblement blessés. Cela n’étant pas mon œuvre, je regardais un instant Möebius, cherchant à comprendre ce qui s’était passé. Trois hypothèses se proposèrent à moi : Möebius, devinant à peu près ce que je comptais faire, s’était chargé d’immobiliser l’Imbécile ; le Bleu n’avait pas non plus apprécié ce monologue pompeux et l’avait fait comprendre ; ou encore, l’hôte de l’Orgueilleux ne supportait plus sa présence mutine, et, dans un élan désespéré, cherchait à s’en débarrasser.

Haussant un sourcil, je retirais le bouchon de la bouteille en prenant soin de ne pas m’en reverser dessus, puis vidait avec application son contenu sur les plaies – dont le bras encore partiellement gelé – de l’Abrutit. Une légère odeur de brûlé s’éleva dans l’air : l’eau bénite s’attaquait aux chaires tel un acide puissant, laissant une fine fumée s’évader. On pourrait penser que ce fait était assez étrange, l’eau bénite ne servant qu’à exorciser les démons d’un corps sans blesser ledit corps; mais supposons que l’hôte ait été parasité assez longtemps pour que tout son être soit souillé par la présence démoniaque. Mettons alors, que dans ce cas, l’hôte ne possède plus les résistances biologiques nécessaires à résister à cette eau, ni même, dans le cas où la conscience de l’homme est encore à peu près présente, le désir de vivre. Alors, l’effet de ce fluide devient aussi nocif sur l’hôte que sur le démon. Ainsi, au lieu d’uniquement affaiblir le démon, le corps humain l’est également. A part en marchant sur les mains, en rampant ou en canalisant assez d’énergie pour voler, l’Insolent ne pouvait plus quitter les lieux. Oh, il pouvait toujours déposséder son hôte, mais il n’en deviendrait que plus vulnérable. Une proie plus facile encore que les humains. C’est dire.

Je m’accroupis devant lui, l’observant quelques instants. Je soupirais comme si ce que je m’apprêtais à faire m’ennuyait plus qu’autre chose, agitant doucement ma tête de gauche à droite. Puis je pris entre deux doigts son visage pour me pencher, par la suite, vers lui.

« Tt-tt-tt. Pas bon pour toi. J’ai l’honneur de t’annoncer que tu es tout simplement foutu. Et que tu seras le seul à être puni pour ce qui s’est déroulé ici. »

Cela étant dit, je lui fourrais le papier plein de saintes écritures dans la gorge. Après tout, écrites ou parlées, les saintes écritures sont ce qu’elles sont. Bref. De ce fait, il ne pouvait donner un quelconque témoignage pouvant me nous coller quelques complications indésirables aux fesses. Toujours assurer ses arrières. Toujours. Et si en plus ça peut foutre quelqu’un d’autre que soi dans une merde sans nom, c’est mieux. Pour rendre sa culpabilité plus réaliste, d’un geste vif, j’empoignais le coutelas et le lui enfonçais sous la mâchoire inférieure, jusqu’à ce que la lame touche le palais. Ou s’y enfonce. Je ne sais plus trop, je n’avais pas pris la peine de vérifier. Puis, bon, l’effet restait le même : les exorcistes qui étaient censés le trouver se diraient que l’idiot-complétement-en-bouillie-sauf-son-bras était parvenu, avant de mourir, à lui envoyer une de ses armes et le blesser avec. Le sang gicla quelque peu, mais avec ses capacités de régénération démoniaque, le flot carmin se tarit rapidement, tachant le sol et sécha pour devenir une espèce de croute immonde autour du manche du petit couteau. Ce n’est pas exactement le genre de chose que j’aimerai qu’on me fasse. Par contre, le faire sur les autres, c’est génial. Croyez-moi ! Testez cette espèce de… torture sur ceux qui vous soûlent, et vous verrez. Vous vous sentirez bien, après. Par contre, n’oubliez pas certains petits détails, qui ont pourtant leur importance : je suis un roi démoniaque. Un démon, donc. Qui peut se barrer plus vite que son ombre – enfin, j’exagère, mais l’idée est là – alors que vous… Déjà, vous n’êtes pas moi. Et vous êtes pour la plupart humains. Donc sujets à des éventuelles poursuites judiciaires. Et donc, les flics vont vous faire éventuellement un petit coucou. On ne vous a jamais dit qu’il ne faut jamais faire ce que les démons font ? Et bien maintenant, oui, vous le savez. Mais si vous voulez tout de même tester, libre à vous. Je me délecterais de vos souffrances futures, quand vous vous ferez chopper.

Je me suis un peu égaré, il me semble. Où en étais-je déjà ? Ah, oui. Donc. Je me relevais après avoir lancé un dernier regard plein de mépris à l’Effronté, puis j’oubliais presque jusqu’à son existence en lui tournant le dos. Les vermines telles que lui ne méritent pas d’exister, même sous la forme d’un souvenir. Je m’étirais tranquillement, sans faire trop attention à l’état de ma tenue, tout en baillant à m’en décrocher la mâchoire.

« La séquence divertissement est terminée. Si tu as d’autres questions, Möebius, il te faudra trouver quelqu’un d’autre pour y répondre, annonçais-je alors que je fouillais dans mes poches à la recherche de quelque chose à grignoter, en vain. Nous n’avons plus beaucoup de temps. D’autres exorcistes, plus qualifiés que nos cadavres actuels, vont arriver. Je ne suis plus d’humeur à chahuter de la sorte. Mais si tu souhaites rester, fais ce qu’il te plait. Pour ma part, je ne vais pas m’attarder davantage. A une prochaine fois, peut-être. »

D’un signe de tête, je le saluais, puis prenais congé rapidement.



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MessageSujet: Re: Un portail vers l'Assiah [Amaimon] [Terminé] Ven 2 Nov - 16:57

Tandis que le silence revenait paresseusement sur les lieux du carnage créé par deux rois de la Géhène, Möebius tourna son visage vers Amaimon qui en finissait avec le dernier survivant du petit groupe. Il avait une manière assez originale de faire souffrir ses victimes. C'est alors qu'un personnage que le jeune roi avait choisi d'oublier fit entendre le son de sa voix. Automatiquement son visage pris des traits dures assez impassible et écoutait lascivement les inepties qu'il racontait.
Dès les premiers mots, les poils de Möebius se hérissaient. En aucun cas il ne pouvait être le frère d'un démon aussi faible. De plus ce dernier respirait la modestie, disant qu'il aurait très bien pu s'en charger tout seul. Sans oublier de prétendre qu'il ne faisait que feindre sa faiblesse et qu'il avait même réussi à vaincre certains rois démoniaques. C'en était déjà trop pour lui. Restant malgré tout maître de ses émotions, il s'avançait doucement vers le démon qui gardait un sourire moqueur envers ses « sauveurs ».

Alors que le fils de Satan s'occupait de fouiller un cadavre, Möebius lui, hésitait entre le punir de manière définitive ou bien laisser l'honneur à Amaimon. Mais il fallait en premier lieux s'occuper de ses mouvements. Plongeant littéralement sur lui en un instant et posant sa main sur son abdomen, il déploya à l'intérieur de son corps de petits pics de sang glacé. Le temps que la douleur fasse effet, le roi de l'eau condensa un peu d'eau pour former deux dagues de glace et les planter vigoureusement dans les genoux du démon. Ainsi, il ne pourrait plus s'enfuir, avec ce corps au moins. Tandis que ses yeux reprirent la forme d'une fente, l'activité de l'autre roi lui rappela qu'il ferait mieux de laisser ce dernier finir. Il avait sans doute une meilleure idée que lui pour le punir.

Voyant que ce dernier versait le contenu d'un flacon sur les blessures du démon incapacité, il en vint à se demander quel était ce produit qui semblait presque le liquéfier. Visiblement, ces humains avaient vraiment des armes efficaces contre les démons. Il nota qu'il ferait mieux de redoubler de prudence la prochaine fois qu'il aurait à faire face à eux. Puis, Amaimon dans sa grande bonté, si l'on peut appeler ça comme ça, expliqua la situation dans laquelle se trouvait maintenant le futur bouc émissaire. C'était finement joué de la part du roi de la terre. Mais il y avait quand même beaucoup de détails qui clochaient dans le décor. Il était raisonnable de supposer qu'un tel bain de sang n'aurait pas pu être perpétré par un démon de la sorte. Mais c'était en soi une punition appropriée, lui qui disait être plus fort que les rois démoniaques allait être responsable d'un massacre de deux d'entre eux. Le revers de la médaille comme on dit.

Puis pour être sûr qu'il ne justifie pas son innocence, il lui mit quelque chose en bouche et scella ses mâchoires en y faisant pénétrer le coutelas d'un des humains. Puis comme pour marquer la fin de son petit manège, il s'en détourna avant de lui dire qu'il fallait partir. Möebius approuva, malgré le fait qu'ils étaient restés « discret » nul doute que d'autre de leurs compagnons viendraient pour vérifier le résulta du combat de leur jeune recrue.

« C'était un plaisir, j'espère que nos routes resterons dans la même direction. »

Amaimon disparue aussi simple qu'il était apparue au roi de l'eau, mais il était véritablement pas confiant quand au fait de devoir le combattre un jour. Si jamais cela devait arriver, il prendrait certainement la fuite. Mais alors que le silence revint encore une fois, Möebius acheva sa transformation, sa peau se parcourant d'écailles bleues sombre, ainsi que des ailes pourvues d'une membrane prenaient naissance dans son dos. Sa forme finalement terminée, il ressemblait clairement à un dragon. Pas spécialement grand, mais un dragon tout de même. D'un battement d'aile il décolla du sol et pris son essor vers les cieux et la liberté.

[Fin du RP]
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Un portail vers l'Assiah [Amaimon] [Terminé]

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