Forum RPG basé sur le manga Blue Exorcist/ Ao No Exorcist de Kazue Kato
 
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Gomen, [libre]

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Kurenai Kyūketsuki
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MessageSujet: Gomen, [libre] Sam 9 Juin - 17:42

Sale bête je l'attraperai, sale bête qui me donne sans cesse des allergies ! Bon sang ils veulent ma mort ces félins, comment peut-on les apprécier sérieusement ?! Vraiment ... Parcourant ces satanés rues en long en large et en travers afin de le chopper dans les mailles de mon filé, pourquoi cet idiot de guignols de Méphistophélès veut-il que je le récupère ? Ca n'a aucun sens j'ai beau me répéter la question en boucle aucune réponse me vient a l'esprit rhaaaaa ! l'autre flemmarde, elle pouvait pas s'en charger, cette pochtrone elle aussi, bref si je continue a ruminer je n'attraperai rien de la concentration !

- Minou, Minou continuais-je a crier dans les rues...

Les gens me regardaient avec des yeux interrogateurs. Oui ! je cherche une sale bête poilu ayant certainement des pusses ! Berk en y repensant ...

- Ou es tu viens aller, wuuuuuuuuuuuout ~ ! Je sifflais comme si on appelais un chien c'est ridicule, je suis ridicule...

Ho ! Il est la ! Je cour, je cours après lui ! La ! Puis la ! Et merde je l'ai encore perdu...

Les chasses aux demons et a l'homme c'est bien plus excitant... M’asseyant sur un cageot pour reprendre mon souffle quelques minutes, j'ouvris mon portable,un méssage, tiens de qui cela peut etre ?

Passe le laver a Cat'waching après.

M.P;) ♥


- GRYYYAAAAAHHHH, je vais le tuer !! ha... merde j'ai perdu mon sang froid... Il a a chaque fois le don de me mettre les nerfs celui la... Bien reprenons la chasse !

Boum, rentrée dans quelqu'un par maladresse...




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Amaimon
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MessageSujet: Re: Gomen, [libre] Sam 9 Juin - 20:55


Comment dire... Cette journée avait pourtant si bien commencé. Comment en étais-je arrivé là ? Je dois bien vous avouer que je ne suis pas plus avancé que vous. Je m'étais levé sur les coups de trois heures du matin, après avoir fait une petite « Chasse aux gosses en voyage scolaire », à une centaine de kilomètres de l’Académie, qui avait duré jusqu’à minuit. La bonne humeur était au rendez-vous. Après tout, quel démon ne le serait pas après avoir entendu une quarantaine de gamins hurler « PAPA ! MAMAN ! », les massacrer et faire un concert de percussions avec leur crânes déjà bien amochés ? Sans oublier les parents et professeurs encadrant cette sortie. Mes adorables gobelins s’étaient régalés. Sauf Béhémoth, le pauvre faisait un régime forcé. A force de trop vouloir manger de la même manière que moi, il avait fait… Une overdose. Imaginez un chien galeux bien malade. Puis multipliez le tout par dix, et mettez Béhémoth à la place du chien. C’était pas beau à voir. Donc, plutôt que de me risquer à voir à nouveau ce genre de scène, je l’avais tenu à l’écart. Bon, il aurait été moins cruel de ma part de tout simplement l’empêcher de venir… Mais je n’allais tout de même pas le priver d’une sortie en campagne, et surtout d’un spectacle aussi magnifique ! Bref, pendant que ses frères, sœurs, cousins et j’en passe se régalaient, lui… Il bavait. Abondamment. Mais il ne pouvait pas bouger. Comme quoi que finalement, c’est pratique les laisses. Au passage, j’avais récupéré une masse assez conséquente de sucreries. Et quand je dis « conséquente », c’est qu’elle l’était vraiment. J’en aurais presque bavé… Oui, bon, j’ai effectivement bavé devant ce trésor, mais passons.

Trois heures et demi du matin, j’avais déjeuné, réveillé Mephisto intentionnellement presque accidentellement, fuit de l’Académie in extremis, et m’étais retrouvé en ville avec Béhémoth. Sauf que bon, à cette heure-là, il n’y avait quasiment pas âme qui vive. A part quelques démons et humains, dont l’état de certains était passablement pitoyable. Mais ce n’est qu’un détail. Ma bonne humeur s’accentua davantage lorsque, alors que je passais à côté d’un bar encore ouvert et – surtout – avec la télé, je vis en flash spécial le résultat de ma petite escapade. Ils ne montraient pas les meilleures images, du coup, et ben… Tout l’art que j’avais déployé cette nuit avait été gâché. Mais le bon côté, c’était que tout le pays était au courant de cette hécatombe. Ma nouvelle réserve de glucose était déjà à moitié vide. Durant cette matinée, qui n’avait pas grand-chose à envier aux précédentes, je terminais mon trésor, fouinais dans la ville à la recherche d’une nouvelle salle de jeu, cherchais quelques nouveaux goodies et de quoi customiser – suite aux conseils de Grand Frère… - la laisse et le harnais de Béhémoth. Chose passablement inutile, mais bon. Pour une fois, je n’allais pas trop le contrarier. Pas directement, disons. Une visite sur son compte en banque était bien suffisante pour qu’il le soit. Que voulez-vous ? Tant qu’à faire, autant utiliser l’argent de son très cher multimilliardaire de frère ! Un p’tit restau chic par ici, une réserve de sucreries par-là, quelques goodies de temps en temps… Ce n’est pas si cher que ça. Enfin, presque.

Quatre heures de l’après-midi sonnèrent. Le temps était passé un peu plus vite que d’habitude. En même temps, avec un Béhémoth affamé qui tentait de manger tout ce qui bougeait, et ce qui ne bougeait pas aussi, prendre son temps et s’ennuyer n’étaient pas vraiment au programme. J’aurais pu le laisser faire à sa guise, mais bon… Il valait mieux pour moi la jouer discret. Selon Mephisto, je suis un « fauteur de troubles professionnel », et donc, à la moindre « bévue »… Pouf, à Géhenne, avec ou sans élan. Ça non plus, ce n’était pas vraiment au programme. Bref, nous nous promenions, finalement, dans des ruelles encombrées de diverses choses. Des cageots et des caisses vides, des poubelles, venant certainement de quelques bars, boites ou simples « soirées » un chouïa arrosées. Quoiqu’il en soit, je me débattais – enfin, c’est vite dit – avec Béhémoth pour l’empêcher de manger n’importe quoi, alors que moi-même, pour mon petit goûté, je m’étais offert une bonne gaufre à la chantilly et une bavaroise au chocolat. L’hôpital qui se fout de la charité, diraient certains.

Au bout de quelques minutes de marches et de « lutte », mon attention se détourna de mon familier. Quelque chose m’appelait, alors que je venais de terminer ma délicieuse gaufre. Là, dans sa petite boite, qui était emprisonnée dans un petit sac en plastique tenu par ma main droite, gémissait silencieusement la bavaroise. La pauvre me faisait une crise de jalousie. La gaufre, cette « peste », avait eu l’audace et l’honneur d’être dévorée en première. Et bon, vu que je suis contre ce genre de crise lorsqu’elles viennent de mes petites chéries sucrées, je ne l’ai pas fait attendre plus longtemps. Hélas, j’aurais mieux fait de prendre mon mal en patience. Avant que je m’en rende compte, Béhémoth avait trouvé le moyen de décrocher sa laisse – allez savoir comment – et de se barrer à une vingtaine de mètres de moi. Une légère odeur de sang effleurait mes narines, tandis que des miaulements faibles retentissaient dans la rue. Je m’approchais d’un pas vif, histoire d’épargner à l’estomac de mon favori quelques loopings, et sortais de sa gueule une queue rattachée à… Ce qui semblait être le derrière d’un félin, du moins ça y ressemblait fortement. Je regardais ma « trouvaille », puis Béhémoth d’un air aussi blasé que dépité.

« Tu es vraiment débile, ma parole. » lui fis-je simplement, tenant du bout des doigts le reste du cadavre ensanglanté.

Une présence au coin de la rue, qui se trouvait précisément à trois pas de moi, attira mon attention. Surtout son cri et ce qui suivit celui-ci. Dans ma logique, elle – il me semblait que c’était une femme, surtout avec ce timbre de voix – était la propriétaire du défunt « chat ». Alors, parce que je me sentais une âme généreuse – j’avais dû mal digérer la gaufre, c’est la seule explication plausible à mes yeux – et surtout parce que je ne voulais pas prendre le risque que Béhémoth finisse son repas, je m’étais avancé pour rendre « l’animal » à sa propriétaire. Qui, cela dit, se dirigeait dans ma direction, sans pour autant me voir.

L’inévitable se produisit. Malgré le choc, je n’avais pas bronché. La femme aux yeux rouges non plus, d’ailleurs. Je la regardais un instant, tandis que Béhémoth sautait pour attraper le cadavre. Puis je tendais le corps incomplet à la femme.

« Si c’est à toi, tiens. Sinon, fais en ce que tu veux. » dis-je, alors que le petit corps ensanglanté pendait lamentablement, manquant de se disloquer. Béhémoth sautait toujours, vainement d’ailleurs, pour l’attraper. J’aurais bien remis la laisse à mon familier, mais bon… Ma main gauche était prise par le « chat », et la main droite par la bavaroise. Je ne pouvais lâcher ni l’un, ni l’autre. En attendant une quelconque réaction de la brune, je mangeais un petit morceau de gâteau, tout en levant un peu plus le cadavre, juste – hélas pour elle – sous son nez. C’était ça, ou Béhémoth y mettait un coup de queue pour décrocher un morceau et le manger.

Tout ça pour dire que je me trouvais dans une situation aussi étrange que dérangeante, et pourtant comique dans un sens.



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MessageSujet: Re: Gomen, [libre] Sam 9 Juin - 22:07

Tiens mais... Bhain voyons en parlant de boulet, Mephisto tout particulièrement voici le "Roi de la terre" Amaimon. Par Satan... Pourquoi ? Arg mais qu'est-ce que... C'est immonde ! Un chat qui plus est, mort et dégoulinant de sang l’odeur de ce breuvage me mit l'eau a la bouche cependant le cadavre broyé de la bestiole me leva alors le coeur...

C'est l'autre guignol qui va être content, il va pas me lâcher maintenant quoi que... M'enfin j'avais vraiment pas l'envie de me prendre la tête donc bon, je pris un cageot et fit un geste de la tête de le déposer a l’intérieur a son assassin et son cabot hargneux. Après tout il ne m'avait pas précisé mort ou vif, donc on allait dire que c'était bon, son lavage par contre... J'ai envie de dire qu'il pouvait se gratter

Bref, dans le fond d'une pochette accrochée a ma taille se trouvait quelques bonbons caramel, je lui tendit.

- Merci pour le chat, cela fait une vermine en moins, le prochain c'est ta bestiole j'imagine.

Dis-je avec un ton un tantinet arrogant, je mis ensuite du baume mente verte a l'entrée de mes narines pour atténuer ce parfum. Quand j'y repense, je ne peut m’empêcher de me sentir mal pour la pauvre chose que je trimbalait dans cette caissette.

Bien sur cela n'était d'aucune manière ma faute bien que, je l'aurais trouvé avant, il serai toujours a me faire damner. Quand j'y repense sur mon portable j'avais reçu un sms, "trouble faite dans un voyage, enfant blessés certains ou pour la plupart morts". Mais... attend voire en y réfléchissant a part Amaimon je vois pas qui pourrait faire cela, ca devait être un amusement plus que suculant pour lui...

Bien au moins le clown aura du pain sur la planche et me fichera la paix pendant ce temps, qu'il s'occupe donc a faire taire les medias, pour moi s’annonçait un moment de repos. ENFIN ! OUI ENFIN ! Pouvoir dormir ! Les cernes sous mes yeux faisaient tache. Les effacer serait pas du luxe. Et puis bon pour l'instant marchant doucement en direction de la croix vraie, je songeai a une manière dramatique amusante de présenter le petit corps, qu'il chérissait tant assassiner par un de ses congénères. Le pied total. Bien sur allait t-il rechercher un démon ? Il serait loin de se douter que c'est son chère frère ou plutot son "animal" qui a fait cela.




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MessageSujet: Re: Gomen, [libre] Dim 10 Juin - 10:21


Alors que je finissais ma chère petite bavaroise au chocolat, la femme observait étrangement le cadavre. Un instant, dans ses yeux, je pouvais discerner une lueur de pur prédateur affamé, et l’instant d’après, un dégout sans nom. Elle prit alors une espèce de cageot, et me fit signe d’y déposer le félin. Mettre un cadavre dans un cageot trouvé parterre, c’était pas le top niveau hygiène. Mais bon, chacun ses lubies, comme on dit. Je pris mon temps pour finir ma douceur culinaire, puis j’obtempérais. Vous vous doutez bien que Béhémoth n’allait pas me laisser faire sans rien dire. ‘fin, sans rien grogner, plutôt. Il poussa donc un rugissement mécontent, et continua son petit jeu de « J’t’aurai, minet, même si je dois sauter pendant des heures », cette fois au niveau de la femme aux yeux cernés.

Pour éviter une quelconque catastrophe, ou du moins essayer, j’entrepris d’immobiliser mon « animal ». Alors qu’il touchait à nouveau le sol, je posais mon pied sur son crâne d’une manière ô combien douce, délicate, et pacifique. La preuve de mes efforts pour pas être trop violent : la secousse équivalait au choc entre une grosse plaque de béton et le sol. Effort notable de ma part, donc. Ensuite, j’accrochais à nouveau la laisse à son harnais, et je l’éloignais de la femme, le mettant juste à mon niveau, sans lever mon pied. Il grogna à nouveau, mais, puisqu’il ne pouvait plus faire grand-chose, il se tint tranquille.

Bref. Cette femme était vraiment étrange. Pas un cri, pas une protestation en voyant le « chat », alors qu’elle était la propriétaire présumée du corps. Nope, rien de tout ça. Son calme m’avait un peu perturbé, à croire qu’elle avait l’habitude de récupérer des bestioles dans cet état. Vraiment étrange. Quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi, depuis que je suis sur Assiah, je n’ai pas croisé un seul être normal ? Bon, les démons, impossible qu’ils soient normaux. Enfin, normaux d’un point de vue humain. D’un point de vue démoniaque, ils sont tout à fait normaux. Sauf Rin, quelques semi-démons, Grand Frère et Moë-truc. Par contre, les humains, ils sont pas censés être bizarre comme la plupart de ceux que j’ai croisés jusque-là. Non. Ils sont censés être tout à fait normaux, comme les marmots et leurs accompagnateurs de cette nuit ! Ils se doivent de hurler jusqu’à s’en vider les poumons quand ils voient quelque chose d’anormal ; ils se doivent de paniquer, pleurer ou s’énerver quand on leur montre le cadavre de leur animal ; ils se doivent de faire l’opposé, ou presque, de ce que font les démons ! Et là, la propriétaire présumée et supposément humaine semblait pratiquement heureuse de voir le chat dans cet état. Enfin, semblait… Disons que son aura, ou les ondes qui émanaient d’elle, semblaient presque enjouée. J’avais encore affaire à une origi-

Caramel. Caramel. Caramel. Caramel. Caramel. Caramel. Caramel. Caramel. Caramel. Caramel. Bonbons au caramel. Elle avait des bonbons au caramel. Et elle me les tendait. Elle me les tendait ! En signe de reconnaissance, en plus ! J’avais l’impression d’être un gamin à qui on donnait un bonbon parce qu’il a bien répondu à la question. Ou à la limite, un gamin qu’un pédophile tente d’amadouer avec des bonbons – sauf que, compte tenu de mon âge, ça aurait plutôt donné un truc du genre « un gamin tentant d’amadouer un pédophile avec des bonbons ». Je ne suis pas un pédophile, je tiens à le préciser. Mais ça n’était pas pour me déplaire. Enfin, presque. Elle m’aurait tendu de l’argent, ou un autre type de confiserie, je l’aurais éventuellement mal pris. Mais on ne refuse pas du caramel. Ou des lollipops. Finalement, c’était pas une originale. Juste une folle. Qui aura été épargnée pour la simple raison qu’elle m’avait offert du caramel. C’est-y pas beau ? N’empêche… Du caramel ! J’en avais écarquillé les yeux de surprise. Je n’irais pas jusqu’à dire que j’avais l’air effarouché, mais la réalité devait s’en approcher. Je regardais la femme. Puis les bonbons. Puis la femme. Puis, POUF, a plus bonbon. Ils avaient comme qui dirait tous migré dans ma main, puis dans ma poche. Sauf un, qui s’était perdu jusque dans ma bouche – sans le papier évidement.

« Merci pour le chat, cela fait une vermine en moins, le prochain c'est ta bestiole j'imagine. » dit-elle avec un soupçon d’arrogance. Je regardais la brune un instant, puis Béhémoth. Mon regard se reporta à nouveau sur mon interlocutrice. Elle me tutoyait. Soit elle m’imitait, vu que je l’avais tutoyé en premier. Soit elle me connaissait. Sauf que moi, j’la connaissais pas. Du moins, je ne m’en souvenais pas.

« Tu peux toujours essayer, si ça t’amuses. Mais je doute que tu atteignes un tel degré de perfection, niveau broyage et masticage de corps. » rétorquais-je, alors qu’elle se passait une espèce de baume à la menthe sous le nez. L’odeur devait la gêner.

M’avait-elle entendue ? Aucune idée. Et à la limite, pour ce que j’en avais à faire… Elle se mit en marche dans une direction plutôt vague à mes yeux. L’espèce de bonheur qui émanait d’elle quelques instants auparavant avait fait place à une pointe de tristesse, ou plutôt de sympathie. Puis, à une jubilation passablement hallucinante. J’étais vraiment tombé sur une énergumène très bizarre. Elle n’avait pas fait dix mètres que Béhémoth s’agitait à nouveau. Il grognait de dépit tout en grattant le sol pour poursuivre son gouter décharné. J’ajoutais donc un peu de pression sur lui, en appuyant davantage mon pied. Je pense que son estomac avait ensuite pris le contrôle de son cerveau. Il grandit. Béhémoth, je veux dire. Au point que j’en perde quelque peu l’équilibre, et me retrouve sur le sol, impassible, l’observant. Il faisait, disons, un bon mètre quatre-vingts. J’eus le temps de compter jusqu’à trois, et il s’élança à la poursuite de la femme. Et surtout, de ce qu’elle tenait. Le truc, c’est que mon cher familier était toujours attaché à sa laisse. Laisse que je tenais. Pour faire simple, j’ai connu mieux comme baptême de l’air. A trois pas de ma fournisseuse de bonbons au caramel, j’eus la bonté de mettre pied à terre, et de forcer Béhémoth à se stopper en plein élan. Le pauvre grognait à nouveau, les pattes avant écartées comme pour enlacer la brune, la langue pendante, et le regard fou. Ou affamé. Au choix. Caché derrière lui, ou plutôt le retenant via la laisse, j’élevais un peu ma voix, histoire qu’elle m’entende.

« Désolé, mais je crois qu’il veut vraiment finir son gouter. »

Pourquoi empêcher mon Hobgobelin de l’attaquer ? Et pourquoi dire « Désolé », alors que je ne l'étais absolument pas ? Entre autre, à cause des caramels. Puis bon, je n’ai pas à me justifier. Je fais ce que je veux.



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MessageSujet: Re: Gomen, [libre] Dim 10 Juin - 13:45

Mis à part s'ennuyer rapidement à la Géhenne et dans tout autre endroit qui y ressemblait, je ne savais pas vraiment quoi faire, c'était si énervant que je voulais tout détruire, de toute manière, la Géhenne était déjà dans un piteux état, donc ni plus, ni moins la saccager encore plus de ce qu'elle était déjà ne pouvait réellement y changer quelque chose. Ainsi, je m'amusais à broyer quelques crétins de démons, chaque fois qu'une bestiole volait au-dessus de moi ou rampait à mes pieds, je l'écrasais, la déchiquetais, au final, personne ne me croisait dans ces couloirs teintés de rouge vif que pour y faire ses adieux.
Le sang noir et rouge de mes subordonnés accentuait la coloration de ces murs tachetés déjà de marques de sang et de coups portés par les démons qui se battaient souvent entre eux. C'était plus un dépotoir qu'autre chose, mais cela était tout à fait normal puisque je me situais au bas fonds des enfers, seul les démons de bas étages venaient y faire un tour pour leurs plaisirs quotidiens, à vrai dire, ils vivaient ici, alors lorsqu'il voyait un être d'un rang étrangement et bien plus supérieur au leur, ils fuyaient par crainte de se faire dévorer, et ils avaient tout à fait raison.

En fait, il y avait une différence énorme entre les bas fonds et les hautes sphères de la hiérarchie ; en haut se trouvait évidemment les plus puissants démons, jusqu'à même les rois démoniaques et les empereurs démoniaques accompagnés par Satan lui-même. Je me lassais d'attendre le plus souvent dans cet endroit, là où les seuls festivités qui étaient proposés étaient la sieste, la parlotte et les directions stratégiques données par les puissants.
J'avais donc opté pour les bas fonds pour massacrer un peu de ces bons à rien, alors que mon animal de compagnie lui m'accompagnait partout où j'allais, il avait un peu fait de grabuge en détruisant une multitude d'habitations de démons inférieurs. Il était incontrôlable lorsqu'il s'amusait, seul moi pouvait l'arrêter avec un seul et unique mot, peut importe si on le suppliait d'arrêter sa boucherie perpétuelle, tant qu'il n'avait pas l'ordre d'arrêter ce qu'il faisait, il continuer sans amusement sans relâche. C'était le plus obéissant de mes compagnons, il avait voué fidélité et obéissance à moi et à moi seul, personne ne pouvait lui donner d'ordre, ni même mon frère ne pouvait le contrôler.

Ayant eu assez de ces bêtises, m'ennuyant de ce bain de sang, je décidais de me rendre dans les hautes instances et de prendre un passage vers l'Assiah, peut-etre y trouverai-je ce que je voulais y chercher ; l'amusement. Il me fallut que très peu de temps pour me retrouver dans les rues de ville qui abritait l'académie de la Vraie Croix, elle était densément peuplée, je pouvais néanmoins respirer l'air frais de ce monde, je pouvais avoir un peu de tranquillité. Pour avoir un peu de divertissement et en même temps de calme, je marchai quelques instants pour reprendre mes idées, avoir l'esprit un peu plus clair.
Alors que je continuer ma promenade, je pus apercevoir deux personnes discuter entre-elles, ils avaient étrangement une aura bien plus forte que celle des autres vermines humaines de cette ville. Je m'approchai doucement en voyant une fille ramasser une bête sur la rue, alors que l'autre, lui tenait de pied ferme son animal domestique surement, puisque celui-ci le tenait par une laisse. Je me reprochai de plus en plus de leur lieu de discussion, me permettant ainsi de mieux les distinguer.

Comme je ne pouvais mieux m'y attendre, c'était bel et bien mon petit Amaimon et la douce Kurenai qui se tenaient devant moi, ne sachant pas de quoi ils parlaient et voulant absolument les voir et les entendre par ma grande curiosité sans égale ou presque, je me dirigeai plus rapidement vers leur position.
Je fus à peine désormais à un mètre d'eux, ils ne m'avaient pas aperçus puisque je m'étais mêlé à la foule, mais ma puissance et mon odeur leur permettrai surement de me repérer facilement maintenant, de plus, j'avais utilisé une vitesse irréprochable pour mon approche, permettant de me déplacer en quelques secondes de quelques centaines de mètres. Je les regardais d'un air bizarre et moqueur, c'était si touchant de retrouver deux personnes que je connaissais plus ou moins bien en face de moi et qui ne faisait que parler entre eux d'une chose peu banale pourtant, elle, était une exorciste, et lui était un roi démoniaque, c'était rare de voir deux personnes avec une telle opposition de camp, ne pas s'affronter, j'allais donc avoir une assez bien bonne et curieuse discussion surement avec ces deux là.
Ne voulant pas être brusque, et ne voulant non plus avoir à faire aux mauvais caractère de ces deux personnes, je décidai de m'incruster doucement et en m'accroupissant devant eux pour refaire surface de l'autre coté, stupide ? Oui surement, mais j'aimais bien ce genre de bizarreries.

Le Béhémoth d'Amaimon fut le seul à me regarder, et ce d'une façon bizarre, puisqu'il avait surement ressentit ma puissance phénoménale émanant de mon être, il avait eu encore les yeux plus écarquillés que ce qu'ils étaient auparavant et habituellement lorsque je mis mon doigt devant ma bouche et en lui souriant afin qu'il ne se mette pas à aboyer. Il avait surement mal compris pourquoi je faisais cela, et surtout parce que la peur pouvait aussi être palpable ; un démon d'une grande puissance faisant un signe tendre à un animal afin qu'il ne dise rien, c'était bien étrange.
J'étais désormais de l'autre coté, tout simplement parce que j'avais eu envie de prendre cette place et de ne pas rester immobile, j'aimais bien bouger dans tous les sens, afin de ne pas avoir de crampes. Je m'étais mis pile poil à la même hauteur que ces deux là, ils semblaient ne pas m'avoir remarqué, je décidai donc d'en attirer un en sortant un sac de ma poche, celui-ci contenait moult sucreries. Je le tendis ainsi devant moi, il était pile poil en face d'eux, et pourtant ils pouvaient tout de même se voir puisqu'il était aussi légèrement en retrait afin de ne pas gâcher leur plaisir de discuter ensemble.


- "Salut salut ! Ça vous tente une petite sucrerie les gosses ?"


Rien n'est meilleur que la Destruction ! Voir le coeur des humains se remplir de tristesse, de souffrance et de peur et la chose la plus merveilleuse qui puisse m'arriver... Je suis Baal, le Seigneur de la Destruction, et toi Invité, toi aussi tu verra le monde se briser sous ma puissance !

"Rien de tel que la forme la plus terrifiante parmi celles des enfers qu'est la Destruction pour faire plier un humain, voir même un démon..."
- Baal, devant sa victime à terre.
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MessageSujet: Re: Gomen, [libre] Mar 18 Sep - 19:49

La brune s’était finalement arrêtée, et toisait Béhémoth. Bah, ce devait être normal, on va dire. Logique, même. Avec les paroles échangées précédemment, et le comportement du gobelin, qui ne le regarderait pas étrangement ? Quoi qu’il en soit, elle ne me répondait pas. Pas très polie, la brunette. Brunette qui me semblait quelque peu familière, mais je ne saurais exactement vous dire en quoi… Un vague souvenir flottait dans mon esprit, quelques images me revenaient… Une boite de conserve géante, couramment appelée « avion »… Des équipes d’exorcistes, et des combats contre des démons… Chose que je ne comprenais pas, c’est le lien qu’il y avait entre ces souvenirs et elle. Bah au pire, on en a rien à foutre, donc oublions. Elle ne devait pas être importante, ce n’est donc pas bien grave si j’ai oublié son existence.

Les grognements et les plaintes de Béhémoth cessèrent sans que je ne m’en aperçoive de prime abord. Puis, le remarquant, mon regard se détacha de la femme pour se reporter sur lui. Première constatation : il avait changé de place. Il était alors derrière moi. Deuxième constatation : il tremblait comme une feuille. Etait-ce l’influence de la supposée humaine ? Il était temps qu’il remarque sa présence, et qu’il oublie le cadavre. Or, ni l’aura, ni le physique – quoique, je n’y connais pas grand-chose en humains – n’était particulièrement effrayant. Ni même choquant. Enfin, pas plus que ce que nous avions alors déjà vu. Troisième constatation : ce n’était pas la Brunette qu’il observait craintivement. Au contraire, il semblait suivre quelque chose – ou quelqu’un – avec attention. Le tout en étant en état… De choc ? Balèze, le gobelin. Un autre de sa race aurait fui sans autre forme de procès. Pas lui. Oui, les laisses sont définitivement bien utiles. Niveau courage, par contre, ce n’est pas très reluisant. La preuve est que mon cher Béhémoth avait déjà diminué de trois fois sa taille, passant du mètre quatre-vingt aux soixante centimètres. Bref.

Au moment où je daignais enfin regarder dans la même direction que mon démon de compagnie, une voix ô combien connue s’éleva. Et je compris. Je compris le comportement de Béhémoth. Tonton Baal. Il était là, l’air de rien. Mon Roi Démoniaque d’oncle. L’un des plus puissants – même si selon moi, y’a pas de plus faible ou de plus fort, nous nous complétons. Et nous sommes tous aussi redoutables les uns que les autres. Mais ceci n’est que mon avis – après Satan. Pas étonnant que Béhémoth soit intimidé. Par contre, je ne pouvais tout simplement pas m’expliquer pourquoi mon compagnon était aussi terrifié. Ce n’était pourtant pas la première fois qu’il le voyait… Bah. Passons.

J’inclinais ma tête sur le côté. Baal, par contre, semblait connaitre la femme. Je fronçais les sourcils. Comment une humaine pouvait-elle avoir survécu à une rencontre avec le « Frère » de Satan ? Pourquoi l’avoir épargnée ? Mes neurones se mirent en branle. Un pacte quelconque avec elle ? Impossible. Elle serait son nouveau jouet ? Pas vraiment le genre de Tonton… Une nouvelle lubie ? Compte tenu du fait qu’il est le frère – auto-proclamé – de mon Seigneur et Père Satan, ça ne me semblait pas improbable. A moins que cette femelle aux yeux rouges ne représente un quelconque intérêt aux yeux de mon – très – jeune Oncle. Non mais sans rire, il est plus vieux que moi, et pourtant, de nous deux, sur Assiah, je semble être physiquement plus âgé. Tout en restant plus petit que lui de cinq malheureux centimètres. Il aurait au moins pût prendre une apparence adaptée à son statut d’oncle. Ou au moins à son âge. Bah. Pourquoi chercher à comprendre un être tout bonnement incompréhensible ? Nous sommes d’accord, ça serait inutile. Au moins, il restait fidèle à lui-même. Et semblait toujours autant apprécier l’adorable neveu que je suis. Sauf si me nourrir de diverses sucreries dans le dos de Grand Frère pour le faire enrager représentait une activité particulièrement divertissante. Les deux possibilités étaient envisageables.

Trop réfléchir n’est pas une bonne chose. Mais qu’importe, quand on a… Une – petite – réserve de glucose dans la poche ! Savourant distraitement un caramel offert par l’étrange Brune, je laissais Béhémoth – taille : cinquante centimètres – grimper sur mon dos. Il tremblait moins, mais, courageux comme il l’était, il ne laissait dépasser que ses yeux et son nez – sa truffe ? – par-dessus mon épaule. Tonton Baal devait, en arrivant sans qu’on ne le remarque, avoir fait quelque chose d’assez choquant pour que Béhémoth se comporte ainsi. Bizarre. Bah. Passons.

Un léger silence, plutôt long en fait, s’était installé. L’entrée en scène de mon cher oncle avait dû surprendre mon interlocutrice autant que mon « animal ». Il faut dire qu’il avait été discret, et que je n’avais pas senti sa présence. Je devais être trop concentré sur ce qu’il se passait en face de moi pour le remarquer. Hm.

« Salut, Oncle Baal. » répondis-je – enfin – après avoir fini mon caramel, tout en regardant alternativement mon oncle et le sac qu’il brandissait d’un regard presque intéressé.



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Gomen, [libre]

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