Forum RPG basé sur le manga Blue Exorcist/ Ao No Exorcist de Kazue Kato
 
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Le Chaos engendre le Chaos [Amaimon]

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MessageSujet: Le Chaos engendre le Chaos [Amaimon] Sam 3 Nov - 23:54

Et surtout, ne te retourne jamais ! Never Turn Back, une zik’ entrainante qui jouait à fond de balle sur les grandes routes, aux alentours de l’ordre de la Croix-Vraie, en boucle, tellement fort que toute la ville devait danser dessus. Un son propagé par une bande bien singulière, venu apporter le chaos à leur bon vouloir. Gragas et ses loubards, la terreur du grand nord ainsi que sa bande étaient de visite au japon cette fois ! Fort de leur morale d’acier et de leur imagination pour leur coups foireux, ils étaient tous là, sur leur moto, à faire les chœurs et à s’éclater tel des tarés sans gêne et sans limite. Une meute, une nuée d’engin à moteur qui déferlait, entourant les bagnoles et propageant la peur. Sans compter que le plus immense des routards, Gragas, ne pouvait résister aux challenges de ses camarades. La dernière en vigueur, c’était passer SUR une voiture AVEC sa moto. Et je ne vous dit pas l’état de la voiture et du conducteur après qu’il ait relevé ce défis. Plus de 200 kilos de graisse et plus encore avec la moto, de quoi provoquer des migraines.

Outre la recherche de sensation forte et d’amusement, cette bande de trouble-fête cherchait un bar. Et précisons le, un Bar ! Pas une de ses saloperie de salon de thé comme il en existe tant par ici ! Il faut ici au minimum du Sake, même si ce n’est pas son alcool préféré, mais au point où ils en sont, 4 heures de routes dont la 2 eme signant l’assèchement de leurs bouteilles… Il en fallait plus que ça pour que ses vétérans de le beuverie soient pétés au volant.
Ils finirent par s’éloigner un peu du centre de la ville, qui semblait être une grosse école … Au passage, une académie qui était l’emblème de la ville, on aura tout vu ! Un petit bar qui imitait ceux des américains fit enfin surface sur leur route, prochaine cible d’un futur chaos. Tout le monde coupa les moteurs, une dizaine de malabar descendant de leur engin pour pénétrer dans ce qui était à l’époque un havre de paix et de bonne humeur. Gragas entrât le premier et décida de faire parler son japonais rustique.

Oh ! Tavernier ! Pour moi, un tonneau ! Et sert mes potes, t’as du boulot ! Hé ! Ça rime ! Mouhahaha !!


Et en quelques secondes de temps, sans même que les gens déjà présent purent réaliser ce qu’il se passait, l’endroit était envahit de brute, ignorant de la politesse et sans la volonté d’être agréable ou pire encore, de payer. Le minus qui tenait la boutique tenta débilement de les faire partir mais Gragas avait décidé autrement.

Hé ! T’as pas compris ! Tu nous sers, ou on prend tes tripes pour te faire une nouvelle écharpe ! Understood, lemon face!?


Face de citron, en effet … Le petit monsieur, regardant difficilement ce géant qui se dressait devant lui, finit par s’exécuter et contribua à la déchéance de son propre établissement. La plupart des tables prises par des ordures, des verres renversé, deux mastoc’ qui tabassaient un client dans un coin car il les avait mal regardé, sans oublier le bedonnant qui était décidé à vider le fût de bière jusqu’à en tomber raide mort !
Mais avant que cela n’arrive, il commença à parler avec deux de ses compagnons, eux installés sur une banquette.

Et après, on fait koua ?!

Ch’sais pas moi, y parait que l’gros bâtiment, plus au sud, c’est une putain d’école genre grand luxe. J’suis sur qu’on pourrait chourer des trucs intéressant.


Ouai, t’as toujours les bon plan, Gragas ! En plus, si on a d’la chance, des pti jeunes voudront chercher la bagarre.

Oh oui, ça manque de baston ici ! Mwahaha !

Il souleva à nouveau son gros tonneau pour en boire son contenu, encore et encore, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que la moitié. Gragas ne devait pas être humain pour ingurgiter tant de ces liqueurs, nocives au final. Mais il n’en avait que faire, il se vantait toujours du coup de l’écrasement de bagnole ou riait en entendant son pote Joharno essayer de faire paraitre son exploit plus reluisant que le sien. Au final, complètement bourré et aidé par l’anarchie qui régnait dans le bar, deux gars de sa bande se sont mit à se battre et une bouteille perdue finit par atterrir sur l’arrière du crâne de l’alcoolique scandinave. D’un coup, il fut animé par la fureur de l’ivrogne, soulevant son tonneau avant de le balancer sur la table d’où venait la dispute, le lançant comme on lance un caillou alors que la table se fracassait.

Héééé, z’êtes taré ?! V’pensez pouvoir … pouvoir … m’lancer des trucs, comme ça ?! BAH NON ! Ici, c’est moi ! Z’entendez ?! MOUA l’plus balèze ! C’est Moua l’Mastoc ! Et ze défie qui… quica … quico … Toute personne ! Ouai, ché ça ! J’défie toute personneuh d’venir se frotter à moua ! CAR C’EST MOUA L’PLUS FORT ! MOUA ! HAHAHAHA !


Il finit par enjamber maladroitement le comptoir en saisissant un tabouret qui trainait là. Il le jeta à terre avec violence, constatant que le siège explosa littéralement au sol grâce à sa force de titan. Il leva les bras au ciel, le visage rouge, poussant un cri de guerre que sa bande reprit en cœur. Encore une belle journée de chaos pour Gragas et sa bande … mais cette journée n’était pas si terminée que cela, oh que non …
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Amaimon
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MessageSujet: Re: Le Chaos engendre le Chaos [Amaimon] Lun 5 Nov - 15:16


Ça faisait quoi… Une heure ? Deux heures que j’avais quitté Möebius ? Peut-être. En tout cas, ça avait été une rencontre plutôt intéressante. L’ancien Roi Démoniaque de l’Eau avait laissé sa place, de force, à ce jeune démon quasi-inexpérimenté. Et tout ça, uniquement parce que celui-ci désirait atteindre l’Assiah et la découvrir. Un cas unique, ou presque. Enfin, je comptais bien le tenir à l’œil quelques temps… Des raretés dans son genre, il valait mieux les garder à portée de main. Qui sait quand elles pouvaient se rendre utile. Je soupirais. Il n’était pas vraiment temps pour moi, à ce moment, de trop réfléchir à ce genre de choses.

Non. Au contraire, il valait mieux ne pas réfléchir du tout, en fait. Surtout en jouant au flipper. Après tout, plus que de la réflexion, il fallait avoir un bon rythme pour parvenir à gagner à ce jeu. Un bon sens de l’observation, sans nul doute ; mais avant tout, une bonne coordination. Ainsi que de l’endurance. Parce que bon, on ne dirait pas comme ça, mais une fois la partie lancée, il est très dur de ne pas continuer. Dois-je préciser que c’était ma troisième partie ? La première avait servi à découvrir le jeu. La seconde, à me l’approprier. Et la dernière, à gagner. Béhémoth était couché paresseusement à mes pieds, alors que je me concentrais exclusivement sur les lumières clignotantes de la machine. De quoi vous hypnotiser, ou presque. Le gérant du bar m’avait regardé d’un mauvais œil, quand je suis entré avec mon « animal ». J’en avais presque oublié que les humains normaux ne voyaient pas Béhémoth comme un Hobgobelin, mais comme un molosse de belle taille. En tout cas, ma concentration était telle que je n’entendis pas les moteurs vrombissant approcher du bar, ni même les pas lourds de la dizaine d’homme – si on peut appeler ça des hommes – qui pénétrait en ces lieux. Non. Moi, j’étais tout entier dans ce jeu. Le record, je l’avais battu depuis quelques minutes déjà. Et je comptais bien continuer sur cette voie, pour atteindre un score tel que personne, je dis bien personne, ne puisse me battre.

Les billes – vive les parties multiball ! – se déplaçaient à toute allure sur le plateau, percutant bumpers et cibles fixes. Le compteur de point s’élevait à son rythme, s’affolant parfois quand l’une des petites sphères métalliques passait à travers le spinner ou tombait dans le gobble hole. Les lampes aux couleurs variées et les bruitages rétro achevaient de m’isoler du reste du monde. Je sentis Béhémoth s’agiter quelque peu et dresser l’oreille. Un bruit de fond étrange résonnait dans la salle. Des rires gras, des voix aux accents étrangers. Des cris, des bruits de coup. Je haussais un sourcil, pas plus intéressé que ça. Mouais. Un bar, quoi. Une odeur vint me chatouiller les narines, tandis que je ne prêtais plus attention au bruit de fond. Un mélange de sueur, de testostérone et d’alcool. Une meute d’éléments perturbateurs, rien de plus. Je soupirais.

Je n’aurais pas dû. Non, je n’aurais vraiment pas dû. Un cri retentit. Il n’avait rien d’humain, tant de voix y étaient mêlées. Certes, depuis un petit bout de temps, déjà, un brouhaha assourdissant régnait dans le bar. Je ne le nierais pas. Mais ce cri… Il me surprit quelque peu. Tout ça, parce qu’au moment exact où il émergea du fond de la gorge d’un certain homme de taille conséquente, je m’étais déconcentré. Un dixième de seconde. Voilà le laps de temps durant lequel mon attention fut balayée. Et cela suffit amplement à me faire perdre. Me. Faire. Perdre. Oh les ordures. Je venais de passer près d’une heure et demie sur ce flipper à faire péter le record, et à cause d’eux… La bille, la dernière de la partie, la jolie petite bille toute ronde tomba comme au ralentit entre les deux battants. Ma dernière partie s’était terminée d’une manière suffisamment lamentable pour que tous les mots de toutes les langues ne suffisent pas à la décrire. Enfin, le score, lui, n’était pas perdu. Il n’était pas assez haut à mon goût, mais il n’était pas mauvais. La machine l’avait bien enregistré… Quel bonheur, quelle joie ! Ouais, un bonheur de courte durée, devrais-je dire. Cette bande de bipèdes malodorants était agitée. Très agitée. Trop agitée. Un de ces enfoirés – utilisons le terme le plus adapté à la situation, voyons ! - secoua le flipper avec un peu trop de vigueur, alors qu’il rouait de coup, avec un de ses « amis », un pauvre client qui ne leur avait rien demandé. Enfin, je suppose. Quoi qu’il en soit, la machine n’avait pas apprécié d’être bousculée de la sorte. Elle tomba. Le tableau de bord eut comme un bug. Et il s’éteignit. Pouf, comme ça. Sans prévenir, sans crier gare. Le pinball mourut dans un grand fracas de verre et d’acier. Et mon score avec.

Je crois pouvoir dire sans trop me tromper que j’ai… Tiqué pendant quelques secondes. Impassible, mais tremblant de rage, je serais les poings. Béhémoth s’était levé, irrité par le bruit autour de nous. Il grognait d’un air menaçant, et n’attendait qu’un geste de ma part pour s’attaquer aux nuisances humaines. Geste qui ne tarda pas bien longtemps. Le flipper vola sur les trois humains avec force, décapita au passage l’un d’entre eux, et jeta à terre les deux autres. L’Hobgobelin n’attendit pas plus longtemps, et se jeta sur les mortels à terre pour les déchiqueter et se repaitre de leur chair. Charmant programme, n’est-ce pas ? Eh, je trouve aussi. Qu’ils soient innocents ou non, de toute manière, les hommes ne méritent que la mort. Alors, si j’ai l’occasion d’accélérer le processus… Pourquoi pas ? Bref. Le vol plané du flipper avait quelque peu attiré l’attention. Je n’irais pas jusqu’à dire que ça avait refroidit les loubards… Non, les types dans leur genre, ça les excite plus que ça ne les calme. Sauf que, hé, ils n’avaient pas affaire à n’importe qui. Mes pupilles devinrent des fentes, je voyais rouge. Une fleur poussa à l’emplacement de mon cœur, tandis que mon corps changeait de forme. Ils avaient vraiment tout gagné : énervé comme je l’étais, je reprenais ma véritable forme. S’en étaient-ils rendu compte ? J’en doutais. Ils n’avaient certainement pas subit le Masho, donc tout ce qu’ils voyaient, c’était un gamin au look original qui les défiait.

Depuis quand un gamin de ce genre pouvait se déplacer aussi vite, et littéralement encastrer un homme ou deux dans un mur, refaisant ainsi la peinture ? Et depuis quand un molosse, aussi gros soit-il, pouvait-il arracher le bras d’un être humain avec une telle facilité, comme si le membre n’était constitué que de papier mâché ? Nous sommes d’accord, même si mon apparence, et celle de Béhémoth, le démentaient aux yeux des Hommes, nous n’étions pas exactement normaux. Nous grognions à l’unisson, tels une bête enragée, et nous comportant comme tel. Plusieurs humains rendirent l’âme, ce jour-là. Quelle joie de se défouler pleinement, tout en prenant le risque de voir le corps de mon hôte se briser sous tant de pression démoniaque. Soudain, mon cher familier se retourna, et fixa du regard un homme. Un homme plutôt grand. Très grand. Au ventre imposant. Plutôt âgé, mais pas pour autant un petit vieux. Et visiblement, un étranger. Je m’arrêtais à mon tour, et regardait alternativement l’humain à la carrure imposante, puis mon molosse. A son comportement, je compris que Béhémoth reconnaissait l’homme comme étant le Premier Gueulard. Celui qui m’avait perdre à ce foutu jeu. Je me trouvais à quelques mètres de lui, accroupis sur le comptoir, ma queue fouettant l’air derrière moi, les bras ballants. Mon visage se crispa dans un masque de haine pure, sans que je ne quitte ma place.

« A cause de toi… marmonnais-je. A cause de toi… C’est à cause de toi, si j’ai perdu… »

Un dément. Voilà ce que j’étais aux yeux des quelques survivants qui avaient fuis le bar, sans se faire toucher. Des chanceux. Enfin, pas vraiment… La vision de ce carnage allait les hanter pendant longtemps. Bref. Je me retournais davantage vers l’homme, tandis que Béhémoth s’en approchait à pas feutrés.

« C’est de ta faute, gros lard. C’est de ta faute, et tu vas payer le prix fort… »

Un sourire mauvais, sauvage, se dessina sur mon visage.



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MessageSujet: Re: Le Chaos engendre le Chaos [Amaimon] Lun 5 Nov - 23:26

Gragas était un peu le maitre du monde à ce moment là. Et aussi complètement pété jusqu’à l’os. Il faisait son show, debout sur le comptoir, sans trop savoir ce qu’il faisait au fond. Une scène bien pathétique mais comme la plupart des mecs présent étaient eux aussi bourré, ça passait.
Ça passait, jusqu’au moment où quelque chose d’horrible arriva. Et ce quelque chose, c’était assez loin des simples bastons que Gragas déclenchait. Je dirais même, c’est de la rigolade face au spectacle qu’on lui offrait par la suite. Un truc immense passa devant ses yeux à toute vitesse, le surprenant et lui offrant une vision à vous retourner le cœur. Un flipper venait de foutre à terre quelques uns de ses gars et l’un deux en avait perdu la tête, au sens propre du terme.
Dans son délire d’ivrogne, il avait du mal à cerner la vérité d’une quelconque hallucination, mais prit d’une torpeur digne des plus mauvais badtrip, il hurla de terreur avant de perdre son équilibre déjà fragile et tomber comme une loque derrière le bar, renversant les bouteilles au passage. Bien qu’un peu cassé par l’alcool, il n’était pas assommé et rampa lentement au sol jusqu’à sortir de ce petit box où le barman passait normalement sa journée. Des bruits de … j’allais dire baston mais non, c’était plutôt des bruits de massacre lui torturait les oreilles. Des cris, des voix familière, des … bruit pas naturels … des os qui se brises, la chaire qui se disloque, et un mal de crâne pas possible qui l’empêchait de se rendre compte de la situation comme il l’aurait fait une fois sobre. Il tenta plusieurs fois de se lever mais trébuchant toujours un peu jusqu’à se cogner le genou contre le flipper renversé.

Ses yeux se posèrent sur la machine et il réalisa petit à petit que le cauchemar ne provenait pas de l’alcool. Ses pompes trainaient dans une grande flaque de sang, une de ses mains était dégoulinante de rouge, sans doute lorsqu’il rampait au sol… A coté du jeu, un cadavre d’un de ses gars, trop défiguré et écorché pour pouvoir le reconnaitre. Il releva un peu la tête, la vision trouble mais il pouvait clairement distinguer un gamin et son chien de guerre au milieu d’un bar teinté de rouge et de dépouille … Et parmi eux, il pouvait décidément distinguer ses quelques potes et les blousons emblématique de leur bande. Ce gamin … Ce petit enculé, ce psychopathe, ordure, sans cœur ! Aucun adjectif ne pouvait décrire la pensée de Gragas à ce moment. Il n’avait jamais sentit de sentiment aussi fort, tristesse, désespoir, haine, rage, dégout, tout ça lui revenant en bouche encore et encore, le cœur sur le point d’éclater.

« A cause de toi… A cause de toi… C’est à cause de toi, si j’ai perdu… »


D’un geste lent et tremblant, Gragas essuya sa main souillée sur son marcel blanc, la rage montante, la colère grandissante, l’alcool lui donnant des idées bien noire. Il n’écoutait même pas ce que ce petit con disait, aussi dérangé qu’il avait l’air.

« C’est de ta faute, gros lard. C’est de ta faute, et tu vas payer le prix fort… »

Les dents serrées, les poings fermés, titubant presque mais… Imperturbable. Ce n’était qu’une question de seconde pour qu’il péte un câble complet et ce clébard qui s’avançait vers lui … Il montrait les dents, sale clebs baveux, la gueule pleine de sang… Le sale batard qui avait bouffé ses potes ! … Sale petite merde !!
Ce fut Gragas qui fonça sur le chien, prenant l’initiative, un grognement rauque sortant de sa barbe, un prélude à la fureur de l’ivrogne. Sans peur ni crainte, galvaniser par ses sentiments mêlé à l’odeur putride du tonneau qu’il avait vidé, il shoota dans l’animal qui croyait encore pouvoir le choper. Il décolla et s’étala contre un mur alors que Gragas se retournait vers le môme, l’air fou de rage.

TOI !! T’ES UN HOMME MORT !!!

Il se retourna vite faite vers le flipper pour le soulever avec une facilité déconcertante, hurlant à plein poumon un long cri que l’on pouvait confondre avec celui d’une bête sauvage. L’imposante pièce de métal s’abattit violement sur le comptoir où ce petit con se tenait d’une manière si étrange. Le bois se fracassa dans un grand bruit, le môme étalé en dessous des décombres, écrasé par un flipper et la force du motard fou. Derrière lui, le chien semblait s’en être remis, très bien d’ailleurs, et décida de lui envoyer en cadeau le beau joujou qu’il avait entre les mains, le flipper volant à nouveau à travers la pièce pour s’encastrer dans les banquettes. Profitant que le clebs était coincé un moment, et que le môme avait toujours les yeux ouvert, Gragas saisit celui qu’il voulait voir mort par le col, le soulevant d’une main pour le frapper, le poing fermé et les piques sur ses gants reluisantes, avec une telle rage et une telle force qu’il s’encastra derrière le bar, brisant les étagères de bouteilles, le platre défoncé… Mais loin d’en avoir finit, le voyou s’approcha, saisissant son visage même dans le mur, le retira pour le lui faire manger encore, et encore, écrasant son visage dans le mur au point de lui ouvrir le crâne et de pulvériser sa cervelle.

T’AS TUE MES POTES, SALOPARD !! CREVE !! CREVE FILS DE PUTE !! TU MERITE QUE ÇA, CREVURE !! HAAAAAAAAAAAAAAA !!!

Gragas avait l’impression de frapper tellement fort, tellement de fois, à une telle vitesse qu’il ne devait plus rester que de la bouillit entre ses doigts, Ô douce pensé qui aurait pu réjouir son esprit si il n’était pas encore sous le coup de la rage et de la peine. Il respirait fort, finissant par s’arrêter, voulant voir la face pulvérisée de ce connard une dernière fois avant de le bruler, de le foutre dans les chiottes, de prendre le temps d’imaginer une façon encore plus tordue et dégueulasse de l’oublier dans la mort. Mais le viking ne pu s’empêcher d’enlever ses lunettes de soleil, ne croyant pas ses yeux. Le gars continuait de le regarder comme si tout était normal, pas une blessure apparente, pas une trace de sang venant de lui.

Putain … Enculé ?! T’ES PAS RAIDE ?!
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MessageSujet: Re: Le Chaos engendre le Chaos [Amaimon] Sam 19 Jan - 14:55



L’homme serra les points, et, avant que Béhémoth ne puisse réagir, il l’envoya violemment contre un mur. Beau vol plané, je dois dire. Mais au moment des faits, cet acte irréfléchi m’enragea davantage encore : ce misérable humain s’en était pris à mon ami le plus fidèle. Même une mort lente, des cris mêlant peur, folie et souffrance, ni même la torture la plus élaborée ne pouvaient lui faire comprendre et payer l’affront dont il fit preuve. On ne touchait pas à MON Béhémoth. Et on le faisait encore moins voler. M’enfin, la colère était telle que je ne bougeais pas, guettant le meilleur moment pour attaquer le gros lard et le faire souffrir atrocement. Du coup, il put déverser sa rage sur moi autant qu'il le souhaitait. C’était assez comique, quand on y pense. Non mais c’est vrai, imaginez, vous êtes un démon, et un vieux roublards vous sort « TOI !! T’ES UN HOMME MORT !!! »

Nope, mon gars. J’suis un Roi Démoniaque bien vivant. Merci de ne pas m’insulter de cette manière, parce que ça n’arrangera pas ton cas. Toujours est-il que le flipper de déplaça encore une fois à grande vitesse. Mais vers moi. Bon. Vous saviez que c’était pas très comestible, un flipper ? J’en ai eu la certitude à ce moment. Eh. Pauvre flipper… il n’était plus de première jeunesse, à cause de ce motard stupide, et moi j’étais juste en dessous. Bloqué pour une durée indéterminée. Enfin, jusqu’à ce que le type retire le flipper. Pourquoi ? Béhémoth, pardi ! Il s’était relevé et se dirigeait vers le Blond. Du coup, celui-ci mis mon compagnon à l’arrêt en le bloquant entre les banquettes et la machine. Pas bête, c'est vrai.

L’enragé se désintéressa alors du gobelin pour reprendre où nous en étions. Il me saisit par le col et m’assenait plusieurs coups de poings – ornés de piques, c’est-y pas beau ? – jusqu’à en détruire le comptoir et le plâtre qui se trouvait derrière. Encore un trou dans un mur, youpi. Je crois qu’il avait alors tenté de communiquer dans la langue ô combien poétique des Mâles-qui-y-voient-rouge. Je sais pas trop. J’écoutais déjà plus. J’attendais, simplement. J’attendais le bon moment. Le bon moment pour répondre à ces affronts.

Les coups cessèrent, et le silence tomba, seulement brisé par un souffle roque et, plus discrets, les gémissements de Béhémoth. Les yeux ouverts, fixés sur le Barbu, je respirais encore. Très bien, devrais-je ajouter.

Putain … Enculé ?! T’ES PAS RAIDE ?!

Non, j’suis green. HAHA ! … Passons. Ma colère, ma haine étaient mêlées à une surprise à la fois dérangeante et agréable. Cet humain, ce représentant d’une race composée de vermines et d’insectes faibles et stupides, sortait de l’ordinaire. Il tapait dur, je dois l’avouer, pour un homme. Il avait une sacrée carrure. Et un caractère apparemment pas facile à vivre. Jamais un humain ne m’avait autant impressionné par sa « force », et énervé par sa médiocrité tout à la fois. Non mais sans rire, il pensait sincèrement qu’un type comme moi, qui a comme qui dirait buté quasiment tout le monde dans le bar, se ferait tuer, ou du moins battre, aussi simplement ? Bon, il ne devait pas savoir que j’étais un démon. Dommage pour lui, ça lui aurait peut-être évité des ennuis.

Je me sortais, lentement, du mur dans lequel le Motard m’avait encastré, et fis un pas vers lui. Lentement. Doucement. Mon cerveau tournait à plein régime… Le jeu allait commencer, mais il fallait en décider les règles. Du moins, ce que l’attaquant avait le droit de faire… J’hésitais. Devais-je lui arracher les membres un à un ? Ou lui offrir le même traitement qu’il m’avait si gracieusement procuré ? Lui arracher les yeux avec les ongles était une idée alléchante, mais pas assez douloureuse et sanglante. Par contre, lui assener coups sur coups, quitte à briser chaque os de sa misérable carcasse, puis en suite lui labourer les bras avec mes griffes pour déchirer la chair et mettre à jour ses veines… Puis les trancher, et me repaitre de son sang… Idée tout aussi alléchante, mêlant horreur, perversité et délectation. Pas mal, n’est-ce pas ? M’enfin. Je vous l’ai dit, il y a quelques minutes déjà, que toute torture ne suffirait pas à lui faire payer le prix de ses actes. Même celle-là. Le cerveau cessa rapidement de fonctionner, et je passais alors en mode Automatique.

J’arrivais à sa hauteur, et le dévisageais. Son air choqué, et peut-être même terrifié, était plaisant à regarder. Du coup, j’attendais un peu, le fixant sans montrer une once d’émotion. Et puis PAF, le coup est parti. Un joli petit coup de poing de ma personne, sans élan, mais avec tout autant d’efficacité que s'il y en avait. Dois-je préciser que je ne retenais pas spécialement ma force ? Ouaip, il eut droit à un vol plané de plusieurs mètres, lui permettant de traverser la salle, la baie vitrée, la route, pour ensuite traverser le mur du bâtiment d’en face, et une bonne partie du bâtiment tout cour, continuer sur je-ne-sais-quelle-distance et finir encastré je-ne-sais-où. Chacun son tour, Gros Lard ! Bref. Je pense qu’il avait un p’tit peu souffert au passage, aux vues de sang présent sur les débris de verre. A moins que ça n’était dû uniquement au sang des autres cadavres. Eh.

Mais je n’eus pas vraiment l’occasion d’aller constater l’étendue des dégâts. Alors que je sortais, toujours dans mon mode Méchant-Amai-qui-tape-tout-ce-qui-bouge-même-ce-qui-bouge-pas, du bar, je sentis une petite fiole me percuter et répandre son foutu contenu sur moi. Le pire, c’est que ça brûlait. Enfin, picotait, mais ce n’est qu’un détail. De l’eau bénite. Sur moi, le Prince, le Roi de la Terre, l’un des Fils de Satan. Je me retournais dans la direction d’où provenait ce projectile de malheur, et constatais ainsi la présence d’exorcistes. Leur rang ? Aucune idée. Pas spécialement très puissants, je suppose. Ils devaient être en mission dans le coin. Toujours est-il qu’ils avaient vraiment mal choisit leur timing. Très mal choisit.

Les termes calme et patience ne faisant plus partit de mon vocabulaire, je ne pris de nouveau pas la peine de faire dans la discrétion : un tremblement de terre de magnitude 6, si ce n’est plus, secoua la zone, détruisant les restes du bar et ouvrant une brèche dans le sol en direction du groupe d’exorcistes. Étant un Roi, c’est normal que je sache viser aussi bien, voyons. Je n’ai pas eu ce rang pour rien ! Ajoutez à cela la venue soudaine d’une centaine de gobelins de tailles diverses, de formes variées et d’une soif de sang sans égale, et vous obtiendrez un joyeux bordel. Un peu sanglant, mais joyeux. Le genre de bordel rameutant toujours plus d’exorcistes, quand le démon l’ayant provoqué n’est qu’un démon d’un rang inférieur au mien. Mais quand je suis la cause d’un chaos de ce genre, comme ici, un certain individu débarque au bout d’un moment, quelque temps avant les renforts officiels. Juste parce qu’il parait que ce n’est pas le meilleur moment de me faire remarquer à nouveau.

A comprendre, alors que mon humeur massacrante s’améliorait un petit peu à la vue de ce spectacle, dans lequel j’étais l’acteur principal, Mephisto jugea bon de débarquer et tout gâcher. Plus précisément, j’étais en train d’achever l’un des exorcistes quand, en sentant une présence soudaine à mes côtés, je me retournais pour me retrouver nez-à-nez avec mon abruti de cher Grand Frère adoré. Il me sourit. Puis…

Un « Eins ! Zwei ! Drei ! » fut prononcé. Ni une ni deux, je me retrouvais pour la troisième fois de ma vie dans la Kuchen Cuckoo House, aussi appelé par mes soins la Maison des Horreurs, accompagné d'une petite note de mon Frère disant qu'il m'avait pourtant prévenu. Bref. Je vous jure que même vous, qui devez certainement vous dire que j’exagère et que ce n’est pas si horrible que ça, même vous, vous ne tiendriez pas trois minutes. Alors imaginez trois jours dedans. C’est la détention-provisoire la plus longue que j’avais eu à subir de la part de Mephisto jusqu’à cette « punition ». Je ne vais pas vous décrire ce que j’y ai vécu, ni ce que vous pourriez y trouver. Non. Ne me le demandez pas. C’est trop… Traumatisant. Sans rire. Le pire, c’est qu’on ne sait jamais quand est-ce qu’on va en sortir, ni où.

Tout ce que je peux vous dire, parce que sinon ça casserait complètement le suspens, c’est que ce fût un nouveau record. Pourquoi ? Je vous raconterai un peu plus tard. Lors de la narration d'un autre épisode de ma longue vie.



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